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Tarbes se souvient de Bertrand Navarret, victime du Bataclan


Dix ans après les attaques du 13 novembre 2015, Tarbes se souvient de l’un des siens, Bertrand Navarret, tombé au Bataclan à 37 ans. Charpentier installé à Capbreton, passionné de surf et de montagne, il reste dans la mémoire de ses proches comme un homme droit, joyeux et profondément humain.

Le 13 novembre 2015, la France était frappée par une série d’attentats coordonnés à Paris et à Saint-Denis. Le Bataclan, salle de concert parisienne, devint l’un des symboles tragiques de cette nuit de terreur : 91 personnes y perdirent la vie. Parmi elles, Bertrand Navarret, originaire de Tarbes.

Ce soir-là, Bertrand assistait au concert du groupe Eagles of Death Metal avec deux amis. Selon les premiers témoignages recueillis à l’époque, ses compagnons avaient pu se réfugier sur le toit du bâtiment, tandis que Bertrand, lui, faisait partie des premières victimes. Il avait 37 ans.

De Tarbes à Capbreton, le parcours de Bertrand

Né à Tarbes, Bertrand Navarret y avait suivi sa scolarité à l’institution Jeanne-d’Arc avant de débuter une carrière dans le notariat, comme son père Jean-Louis, notaire tarbais bien connu. Mais très vite, il avait ressenti le besoin de changer de vie. À la trentaine, il décida de se tourner vers le travail manuel, devenant charpentier sur la côte landaise.

Installé à Capbreton, il avait trouvé un équilibre entre le travail du bois et la passion de l’océan. « Le surf faisait partie intégrante de sa vie », racontait à l’époque son ami Alan Manach, menuisier-ébéniste et compagnon de chantier. Bertrand aimait le bois, la nature et les grands espaces. Il partageait son temps entre les vagues de l’Atlantique, le VTT de montagne et le ski dans les Pyrénées.

Un homme apprécié pour sa droiture et sa générosité

Ses proches gardent le souvenir d’un homme attachant, fidèle et sincère. « C’était un garçon droit, honnête, et qui aimait bien rigoler, partager du temps avec ses amis », confiait son père, Jean-Louis Navarret, dans les jours qui suivirent le drame.

Son amie d’enfance, Émilie Bareille, évoquait quant à elle « un homme juste, très doué, d’une mémoire immense, fidèle en amour et en amitié ».

Bertrand aimait les plaisirs simples, les bons repas, les moments entre amis. Quelques jours avant l’attentat, il avait célébré ses 38 ans, le 7 novembre 2015, entouré de proches à Capbreton. « On s’est retrouvés chez lui, et on est tous contents d’avoir passé ce moment ensemble », confiait Émilie, émue.

L’émotion à Tarbes après l’annonce de sa disparition

L’annonce de sa mort avait bouleversé la Bigorre. Le 16 novembre 2015, trois jours après les attentats, un moment de recueillement s’était tenu à la préfecture des Hautes-Pyrénées.

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La préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc avait alors rendu hommage à Bertrand et aux 128 autres victimes : « Ce silence afin d’exprimer notre douleur, notre incompréhension, notre révolte et surtout, notre rejet de la haine et de la barbarie. »

Aux côtés des autorités, son père Jean-Louis Navarret assistait à la cérémonie, entouré de nombreux Tarbais venus partager leur émotion.

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Un souvenir qui traverse le temps

Dix ans plus tard, la mémoire de Bertrand Navarret reste vive, à Tarbes comme à Capbreton. Au-delà des chiffres et des bilans, ce sont des vies, des visages et des destins qui ont été brisés. Celui de Bertrand Navarret, fils du Sud-Ouest, artisan passionné et amoureux de la vie, en fait partie. Dix ans après, la douleur reste intacte pour les familles, mais la mémoire s’est transformée en message de paix et de solidarité.

À travers l’histoire de Bertrand, Tarbes et Capbreton se souviennent d’un homme libre, curieux et généreux. Son souvenir demeure, comme un symbole de lumière face à la barbarie.



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