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une surpopulation carcérale toujours alarmante pour la députée Sylvie Ferrer


Lors d’une visite inopinée effectuée le 5 juin à la maison d’arrêt de Tarbes, la députée des Hautes-Pyrénées Sylvie Ferrer a constaté la persistance d’une forte surpopulation carcérale et des conditions de détention dégradées. Si des améliorations ont été engagées dans certains domaines, l’établissement reste confronté à des difficultés structurelles majeures.

Pour la quatrième fois depuis son élection en 2022, la députée des Hautes-Pyrénées Sylvie Ferrer s’est rendue à l’improviste à la maison d’arrêt de Tarbes. Cette visite, réalisée le vendredi 5 juin 2026 dans le cadre du droit de contrôle des lieux de privation de liberté dont disposent les parlementaires, s’est déroulée en présence de son assistante et d’une représentante de la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP). Les trois visiteuses ont été reçues par la directrice de l’établissement pénitentiaire. Selon le communiqué diffusé par la députée, celle-ci a répondu à leurs questions et leur a permis de visiter plusieurs cellules au sein de la prison.

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Des améliorations constatées mais une situation toujours critique

Au cours de cette visite, plusieurs évolutions positives ont été relevées. Le communiqué mentionne notamment des améliorations concernant les équipements sportifs, l’alimentation proposée aux détenus ainsi que l’offre de soins. Toutefois, ces avancées ne suffisent pas à compenser les difficultés liées à la surpopulation carcérale. L’établissement accueille actuellement 159 détenus pour 70 places opérationnelles. Une situation qui conduit plusieurs personnes à partager des cellules d’environ neuf mètres carrés. Selon les observations rapportées par la députée, certains détenus vivent jusqu’à trois dans une même cellule et y passent près de vingt heures par jour. Cette promiscuité est présentée comme particulièrement difficile à supporter, notamment lors des épisodes de fortes chaleurs.

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Le nombre de détenus dormant au sol en hausse

L’un des indicateurs les plus marquants de cette saturation demeure le nombre de personnes contraintes de dormir sur des matelas installés au sol. D’après les chiffres communiqués, 22 détenus se trouvaient dans cette situation en 2024. En juin 2026, ils seraient désormais 40. Ces couchages de fortune sont installés à proximité immédiate des sanitaires présents dans les cellules. Cette augmentation intervient dans un contexte où les capacités d’accueil de l’établissement demeurent très inférieures au nombre de personnes incarcérées.

Des cellules dégradées malgré le lancement de travaux

La visite a également permis de constater l’état de certains locaux. Le communiqué évoque notamment la présence de moisissures sur les murs, des fenêtres endommagées, des portes de douche cassées, des éviers fissurés ou encore des systèmes de ventilation défaillants. Des travaux de rénovation ont toutefois été engagés. Selon les informations communiquées par la direction de l’établissement, quatre cellules sur les soixante-deux que compte le quartier maison d’arrêt ont déjà été rénovées. La réhabilitation complète de l’établissement devrait néanmoins s’étaler sur plusieurs années.

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Des répercussions sur les conditions de travail des agents

La surpopulation carcérale ne concerne pas uniquement les personnes détenues. Le communiqué souligne également les conséquences de cette situation sur les agents pénitentiaires. Selon la députée, les conditions de travail du personnel sont affectées par le manque récurrent d’effectifs et par la gestion quotidienne d’un établissement accueillant plus du double de sa capacité opérationnelle.

Un débat récurrent sur les conditions de détention

À l’issue de sa visite, Sylvie Ferrer estime que la privation de liberté constitue une sanction suffisante et que les conditions matérielles de détention doivent respecter la dignité des personnes incarcérées. La députée rappelle également la position défendue par La France insoumise en faveur de l’application du principe d’encellulement individuel, inscrit dans la législation française depuis 1875. Elle souligne enfin la nécessité de renforcer les dispositifs destinés à la réinsertion des détenus, notamment en matière de formation et d’accès à l’emploi, estimant que les moyens actuellement disponibles restent insuffisants au regard des besoins.



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