Actualités Hautes-Pyrénées
Virginie Faveron maintient sa candidature malgré les pressions : “On ne m’a pas exclue, on m’a écartée pour mon indépendance”
Évincée de la majorité municipale lors du conseil du 17 octobre 2025, l’élue aureilhanaise Virginie Faveron a pris la parole ce week-end pour dénoncer ce qu’elle qualifie de “liquidation politique” orchestrée par le maire Emmanuel Alonso. Elle annonce maintenir sa candidature aux prochaines élections municipales et promet une campagne placée sous le signe de la transparence et du renouveau.
Face à la presse et à plusieurs soutiens réunis à Aureilhan, Virginie Faveron a tenu à “rétablir les faits” concernant l’affaire des jeux en bois installés dans les écoles maternelles, point de départ de sa mise à l’écart. “On dit que j’aurais fait perdre 30 000 euros à la commune à cause de jeux inadaptés. Que j’aurais mis le feu aux écoles, ce qui aurait justifié ma non-reconduction sur la liste municipale. Regardez la réalité : les jeux sont installés, conformes, et utilisés dès lundi par les enfants”, a-t-elle affirmé d’un ton ferme.
Pour l’élue, ces accusations ne seraient qu’un prétexte. “Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. C’est exactement ce qu’a fait M. Alonso. Ce n’est pas une affaire de jeux, mais une liquidation politique froide et calculée”, a-t-elle déclaré, dénonçant des “méthodes inadmissibles” et des “tentatives d’intimidation”.
Une exclusion dénoncée comme “politique et sexiste”
Revenant sur sa mise à l’écart, Virginie Faveron réfute toute faute technique ou erreur de gestion. “Un gros travail a été fait par les services techniques que je remercie. M. le Maire était informé de chaque étape du dossier. C’est lui qui a signé les devis et validé les installations”, a-t-elle rappelé.
Selon elle, son éviction ne serait pas liée au dossier des jeux, mais à sa “popularité montante” et à sa “volonté de ne pas être une marionnette politique”.
“On m’a écartée pour avoir demandé plus de transparence, notamment sur la représentation extérieure de la commune, réservée presque exclusivement aux adjoints hommes. Les femmes sont cantonnées à des rôles de secrétariat ou de suivi scolaire. Cela dure depuis des générations”, a-t-elle souligné.
L’ancienne adjointe évoque également un manque de concertation dans la gestion municipale : “Les décisions sont prises en amont, les réunions ne servent qu’à valider ce qui est déjà acté. On nous demande ‘tu les veux ou pas, tes jeux’, alors que tout est décidé sans nous.”
“Notre réponse, c’est la démocratie”
Malgré ces tensions, Virginie Faveron affirme vouloir transformer cette épreuve en engagement. “Je ne suis pas en colère. Je suis libre, disponible, et déterminée à poursuivre mon engagement pour Aureilhan, dans la transparence et l’écoute”, a-t-elle affirmé.
Elle confirme qu’elle mènera une liste citoyenne aux prochaines municipales, déjà composée de “20 colistiers engagés”, qui seront présentés “avant la fin de l’année lors d’une réunion publique”.
“On m’a dit ‘fais attention à toi’, mais je ne reculerai pas. Je reste à l’écoute de tous les Aureilhanais. Notre ville mérite mieux que les manœuvres et le silence”, a-t-elle insisté.
Une candidature placée sous le signe du “renouveau”
Sous le slogan “Bien vivre ensemble à Aureilhan”, Virginie Faveron présente une vision “de proximité et de transparence”.
“Nous voulons qu’Aureilhan cesse d’être une ville dortoir pour redevenir une ville à taille humaine, où l’on se parle et où les décisions sont claires”, a-t-elle expliqué.
Parmi les propositions avancées figurent : la mise en place d’une navette gratuite et d’un vélo-bus scolaire ; la création de lieux d’échanges intergénérationnels ; le développement des mobilités douces ; des parcs pour animaux et un renforcement de la présence de la police municipale en soirée et le week-end. “Nous sommes prêts, nous sommes légitimes, et nous sommes votre alternative”, a conclu Virginie Faveron, sous les applaudissements de ses soutiens.