Actualités Hautes-Pyrénées, Actualités Tarbes

Agriculteurs en colère : la Coordination rurale réclame le soutien de la Chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées


l’essentiel
La mobilisation des agriculteurs des Hautes-Pyrénées se poursuit depuis 27 jours. Ils réclament un soutien officiel de la Chambre d’agriculture pour leurs revendications, incluant la révision des protocoles sanitaires et la création de retenues d’eau.

La mobilisation ne faiblit pas. Voilà désormais 27 jours que les agriculteurs de la Coordination rurale des Hautes-Pyrénées occupent le rond-point de Séméac, dernier point de blocage encore actif dans le département. Ce mouvement de contestation, engagé pour dénoncer la situation sanitaire, économique et réglementaire du monde agricole, pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours.

Ce lundi, trois représentants de la Coordination rurale 65, dont son président Sylvain Arberet, se sont rendus à la Chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées, à Tarbes, afin d’exposer directement leurs doléances à son président, Christian Fourcade. L’objectif affiché : obtenir un appui clair et officiel pour relayer leurs doléances auprès de l’État. Et la liste est longue.

« Nous sommes mobilisés depuis 27 jours et la Chambre d’agriculture n’est jamais venue vers nous pour recueillir nos revendications », regrette Sylvain Arberet. Pour le syndicat, il est essentiel que la Chambre joue pleinement son rôle de relais, au-delà des seules démarches syndicales. « Plus nous serons nombreux à appuyer ces demandes, plus elles auront de poids », insiste-t-il.

« Tout le monde autour de la table »

Si la Coordination rurale agit en son nom, Sylvain Arberet souligne que la mobilisation dépasse les clivages syndicaux. « Aujourd’hui, les agriculteurs de la base nous suivent. Il y a même des Jeunes Agriculteurs et des adhérents de la FDSEA qui viennent nous soutenir. Cela prouve que nos revendications sont partagées », affirme-t-il.

Parmi les principales demandes figurent l’arrêt de l’abattage total des troupeaux lorsqu’un cas de dermatose nodulaire est décelé, la révision des protocoles sanitaires, la suppression des taxes sur les engrais azotés et le gasoil, ainsi que la mise en place d’un crédit de 40 000 euros à taux zéro, remboursable sur sept ans, afin de soulager les trésoreries.

Autre point central : l’eau et l’irrigation. La création de retenues est jugée indispensable face aux épisodes de sécheresse. « Tous les syndicats sont d’accord sur ce point. Il faut maintenant que tout le monde se mette autour de la table », plaide Sylvain Arberet.

« Nous avons déposé tous ces dossiers au président, à la directrice et un élu de la Chambre qui nous ont dit que c’était au préfet de relayer nos revendications, alors que la préfet nous renvoie vers la Chambre. En tout cas, ces dossiers seront étudiés et présentés au bureau de la Chambre d’ici 8 à 10 jours. » De plus, la Coordination rurale a remis une lettre au préfet Jean Salomon pour l’interpeller sur le fait « que l’abattage systématique des troupeaux n’est pas une mesure décidée par l’Union Européenne qui préconise un abattage partiel, au cas par cas. Nous avons les textes. »

Concernant la suite du mouvement, les agriculteurs restent déterminés. « On ne va pas arrêter. Des actions sont en réflexion », prévient Sylvain Arberet, tout en soulignant la nécessité de préserver les forces mobilisées. Car la Coordination rurale entend maintenir la pression tant que ses revendications n’auront pas été entendues.



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *