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» Avoir ma librairie est un rêve de petite fille » : d’abord cliente, elle veut aujourd’hui reprendre les Beaux jours à Tarbes
Elisabeth Verdier s’est positionnée pour reprendre la librairie indépendante les Beaux jours, à Tarbes, actuellement à la vente. Un scénario idéal pour Florence Andrieu, l’actuelle gérante.
Un bon livre se referme toujours sur un nouveau. À Tarbes, la librairie des Beaux jours est en train de terminer son premier chapitre, après quinze ans d’existence. Depuis un peu plus d’un an, Florence Andrieu, 55 ans, la gérante de l’établissement, songe à la vente. » J’ai choisi de céder la librairie et j’insiste, de ne pas la fermer. Je suis arrivée à un cycle de ma vie où j’ai de moins en moins d’énergie, où j’ai envie de passer à autre chose. Ce métier-passion est exigeant et chronophage. J’ai besoin de m’arrêter et de me poser « , annonce-t-elle d’emblée. La vente de sa librairie indépendante s’est concrétisée il y a plusieurs mois. Une histoire de hasard ? Pas vraiment. Car celle qui reprend la plume des Beaux jours n’est pas tout à fait inconnue de ce commerce tarbais.
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Elisabeth Verdier, 43 ans, a d’abord été cliente avant de s’imaginer patronne des rayons. » J’ai été enseignante pendant quinze ans en français et français langue étrangère. La librairie a toujours été dans ma vie puisque très rapidement, j’ai emmené mes élèves de 6e pour travailler sur les livres « , se souvient-elle. Après une expérience dans l’art-thérapie, cette fille de bibliothécaire a choisi de revenir à ses premiers amours. » J’ai réalisé mon premier stage dans une petite librairie en face du lycée Théophile Gautier, à Tarbes. Avoir ma propre librairie a toujours été mon rêve de petite fille « , raconte-t-elle. En octobre dernier, elle confie son projet à la propriétaire actuelle qui lui conseille de passer par une formation, à Paris.
Une cagnotte pour collecter 10 000 euros
» Il était hors de question d’abandonner l’idée d’une librairie indépendante à Tarbes. Je le dois aux lecteurs qui viennent depuis des années. C’est pour cette raison que je suis dans une démarche de transmission. Elisabeth est d’une détermination incroyable. Je suis émue et contente d’avoir sauté le pas. De transmettre aussi car c’est ce qui est juste « , précise encore la libraire. Elisabeth Verdier est en alternance avec l’idée de reprendre, si tout va bien, la main, en fin d’année. » Je suis actuellement à l’étape du montage financier. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai ouvert une cagnotte en ligne. Il s’agit de compléter mon apport personnel mais financer également ma formation « , détaille l’apprentie gérante. Pour l’heure, 1 200 euros ont été récoltés sur 10 000 euros demandés.
» Le site va garder son ADN, ses évènements, ses ateliers et ses animations « , tient à souligner Elisabeth Verdier. » Dans une ville, une librairie ne représente pas qu’un poumon mais aussi un cœur et un cerveau. C’est un lieu de pensées et d’idées où l’on défend l’art et les ouvrages « , rappelle l’actuelle gérante. La page pourrait bien se tourner en novembre, soit exactement, 15 ans après l’ouverture. Histoire de terminer le chapitre en beauté.