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« Ça a été très violent. Que pouvait-il faire face à ces molosses détachés et sans muselière ? » Yoko, leur petit chien, mortellement attaqué en plein Tarbes


l’essentiel
Samedi, Johanna promenait Yoko, son pinscher croisé chihuahua, dans le quartier de la préfecture lorsque celui-ci a été agressé par deux malinois, libres, qui lui ont sauté à la gueule et aux pattes. Malgré l’intervention d’un vétérinaire, le petit chien est décédé. Sa famille souhaite que les propriétaires d’animaux soient plus responsables.

Ce devait être la promenade du samedi matin. Ce fut un calvaire sordide et funeste pour Johanna et son petit Yoko, un pinscher croisé chihuahua qu’elle avait recueilli à l’âge de dix jours à peine. Quel ne fut pas le traumatisme de la jeune femme de le voir, un peu plus de trois ans plus tard, être sauvagement agressé par deux malinois, en plein Tarbes, à proximité du site hospitalier de l’Ayguerote. 

Deux jours plus tard, la jeune femme est encore meurtrie. Aussi, c’est sa mère qui nous raconte les faits dramatiques de ce samedi matin. « Comme nous le faisions depuis des années, ma fille promenait Yoko à proximité de l’Ayguerote, là où beaucoup de maîtres promènent leurs animaux. On y va tout le temps. Yoko adorait ça. C’est un chien qui aboyait beaucoup, mais pour communiquer avec ses copains du quartier. Il n’a jamais été méchant. Mais là, ces deux chiens lui sont tombés dessus. Ça a été très violent. Notre petit chien s’est retrouvé face à deux grands malinois qui n’étaient pas tenus en laisse et ne portaient pas de muselière. L’un l’a attaqué directement à la gueule, l’autre aux pattes. Que pouvait-il faire face à ces molosses ? Les chiens ne lâchaient pas. Avec l’aide d’un jeune homme que je tiens à remercier et qui a ensuite conduit ma fille et Yoko chez le vétérinaire, ils ont pu le dégager. Mais il ne bougeait plus et est finalement décédé malgré l’intervention médicale. »

« C’est quoi la prochaine étape, s’en prendre à un enfant? »

En échangeant avec d’autres propriétaires de chiens, Johanna et Nathalie apprennent que cette attaque n’est pas une première. « Je n’ai rien contre ces chiens que promenait une jeune femme. Mais elle n’avait aucun contrôle sur eux, alors qu’ils n’étaient ni en laisse ni muselés. Certes, le nôtre n’était pas attaché non plus pour courir et se dégourdir les pattes. Mais ce n’est pas le même gabarit, pas le même risque. Un ami les a recroisés plus tard et, cette fois, les chiens étaient muselés. Mais le mal était fait. C’est un vrai traumatisme pour ma fille qui a vu toute la scène et n’a rien pu faire. D’autant que la propriétaire ne s’est pas excusée ni n’a eu un mot pour nous aider. S’il était arrivé quelque chose par la faute de mon chien, j’aurais été demander si je pouvais faire quelque chose. Il y a des responsabilités qui incombent aux maîtres de ces chiens. C’est quoi la prochaine étape, s’en prendre à un enfant ? »

Abattue, la jeune propriétaire va aller déposer plainte au commissariat. « Pas par vengeance, nous aimons les animaux et ne leur voulons pas de mal. Mais pour que Yoko ne soit pas mort sans qu’on ne fasse quoi que ce soit. Ce chien faisait partie de la famille, depuis tout petit. Ce n’était pas qu’un chien, comme on peut l’entendre. Il a toujours été avec nous et ne faisait de mal à personne. C’était un amour. Il nous manque, c’est terrible. Ces deux malinois faisaient presque ma taille. Il faut les éduquer pour se faire obéir et, a minima, les tenir en laisse et muselés. Sans quoi… »



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