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Canicule à Tarbes : Jusqu’à 35,8 °C dans les chambres des établissements de santé, les soignants réclament des renforts d’urgence


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Températures frôlant les 36 °C dans les chambres, infrastructures vétustes… La canicule rend la situation intenable dans les établissements de santé des Hautes-Pyrénées. À Tarbes, la CGT tape du poing sur la table et réclame des moyens d’urgence.

Dans les établissements de soins des Hautes-Pyrénées, la canicule a mis à rude épreuve les malades, les personnes âgées et les équipes médicales. Cet épisode caniculaire ravive une colère déjà vive chez les professionnels de santé, qui dénoncent une situation pourtant évitable. L’USD Santé et Action Sociale CGT des Hautes-Pyrénées tire la sonnette d’alarme.

Plus de 35 degrés dans les chambres

Les témoignages des aides-soignants des établissements locaux décrivent une réalité alarmante. “Dans la chambre la plus fraîche, il faisait 32 degrés au cœur de la crise. Dans la plus chaude, c’était 35,8”, a mesuré une soignante d’un EHPAD de la région sous couvert d’anonymat.

Partout ailleurs, le constat s’avère similaire. Les techniques de fortune, comme la pose de couvertures de survie sur les vitres, ne suffisent plus à masquer l’urgence. Guilaine Fauché, syndicaliste et professionnelle de santé, rapporte que les familles apportent désormais des ventilateurs directement dans les services hospitaliers.

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Un personnel médical débordé

Face au mercure qui grimpe, les plannings des équipes saturent. Les professionnels énumèrent des tâches démultipliées : adaptation des repas, multiplication des perfusions, tournées de boissons supplémentaires ou encore douches à répétition… “Et le tout dans des tenues pas adaptées”, déplorent les agents. Quel que soit l’établissement, les blouses épaisses portées toute l’année sont pointées du doigt pour leur inconfort en période de forte chaleur.

Au-delà du matériel, c’est aussi la vétusté des infrastructures qui est ciblée. Les représentants syndicaux dénoncent un manque d’anticipation incompréhensible au vu des crises passées. “Depuis la canicule de 2003, une journée de solidarité a été mise en place. Concrètement, nous n’en avons jamais vu les bénéfices”, s’impatiente Aurore Artigue, secrétaire générale du syndicat.

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Matériel de renforts réclamés en urgence

Dans l’immédiat, l’organisation syndicale départementale demande le déblocage d’une enveloppe financière exceptionnelle. Ces fonds permettraient d’acquérir du matériel d’urgence comme des climatiseurs, des ventilateurs ou des brumisateurs… mais aussi de renforcer rapidement les effectifs.

Toujours selon Aurore Artigue, cet épisode caniculaire aggrave un épuisement professionnel déjà ancré depuis la crise du Covid-19. « Faire des services de douze heures sous 35 degrés, évidemment que les gens sont à bout », rappelle la responsable.

Face à cette fatigue généralisée, les soignants réclament des roulements plus souples. Une flexibilité aujourd’hui impossible en raison du manque chronique de personnel, alors que les équipes redoutent déjà la prochaine vague de chaleur.



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