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« C’est ma dernière réunion de quartier, je ne regrette rien… », le maire de Tarbes Gérard Trémège sur le terrain en attendant son jugement


l’essentiel
Dernier épisode de la saison 2025 des réunions de quartier chères à Gérard Trémège, à Bel-Air/Ormeau/Figarol. Outre un point précis sur le projet Bel-Air, le maire de Tarbes a conclu en faisant référence à son procès. Dignement.

« C’est la dernière fois que je vous vois dans le cadre des réunions de quartier en tant que maire. Lundi prochain, sous le porche du tribunal de Pau, la justice aura parlé. Mais je tiens à vous dire dans les yeux que les faits de favoritisme dont on m’accuse n’existent pas. Et je ne regrette rien de ce que j’ai fait pour notre ville, avec vous. C’est la vie… Enfin c’est la vie politique. »

C’est par ces mots que Gérard Trémège a conclu « sa » dernière réunion de quartier. Sans en rajouter outre mesure. Pourtant, la réunion avait commencé, comme d’habitude, par l’exposé des travaux et aménagements réalisés ces derniers mois. « Je ne fais pas mon bilan » a-t-il jugé bon de préciser, « mais là, je veux vous parler de choses concrètes, de ce qui a été réalisé et les projets qui sont en cours. » Peut-être une pique aux promesses de campagne des uns et des autres… Le concret, donc, c’est aussi le quotidien des habitants, entre vitesse excessive et incivilités. Peut-être ici plus qu’ailleurs…

« On a le droit de vivre en paix »

Comme toujours, l’affluence a été remarquable.
Comme toujours, l’affluence a été remarquable.
NR – CHRISTIAN VIGNES

Notamment à Bel Air, où des riverains ont pointé la recrudescence de trafics en tout genre. « Il y a 4 mois, une voiture a été brûlée à Bel Air, elle y est toujours », s’est plaint un monsieur, « et le pire, c’est que depuis, elle sert de point de deal », a rajouté une dame, « ce n’est pas parce qu’on vit dans un quartier dit « difficile », qu’on n’a pas le droit de vivre de manière décente et apaisée. » La police, nationale et municipale, a expliqué faire de son mieux, « mais les procédures sont parfois longues ». Restent, comme d’habitude, les récurrentes incivilités, dépôts sauvages. « Nous avons des patrouilles, des amendes pleuvent, c’est une vraie calamité. S’il n’y avait pas d’incivilités, que la vie serait belle », a estimé Gérard Trémège dans un soupir. Et beaucoup de riverains ont indiqué que « la plupart des dépôts sont le fait de personnes qui ne vivent pas dans le quartier, on en voit certains. » La police a invité les riverains à appeler dès qu’ils constataient quoi que ce soit. « C’est de la délation », a lancé une dame. La solution est peut-être à ce prix… « Il en y va de l’image du quartier », s’est insurgée une autre dame. « Et de la ville », a rajouté Gérard Trémège, conscient du problème.

« Le projet Bel Air ira au bout ! »

Mais LA solution que les habitants attendent, c’est le projet de rénovation du quartier. « Il suit son cours », a indiqué Gérard Trémège, « l’installation du chantier va se faire dès le début de l’année 2026, et les démolitions vont commencer dans la foulée. » Enfin, dès qu’une dernière famille sera relogée. « La difficulté », a indiqué Isabelle Bonis, directrice de la Semi, maître d’ouvrage du projet, « c’est que cette famille souhaite être relogée dans un T5 à Nice ! » Comme quoi, les projets de cette ampleur sont parfois bloqués par des détails… Reste le coût de l’opération et le calendrier. « Le coût, vous le savez, est supérieur de 20 % aux estimations, l’inflation est passée par là. Je m’en suis ouvert à M. le préfet, nous avons contacté l’ANRU/. D’autres projets de ce type sont lancés, certains n’iront pas au bout. Alors, il se pourrait que les fonds non dépensés soient redistribués, nous espérons en profiter. » Peut-être pas au point d combler les 7 M€ qui manqueraient… « Mais dans tous les cas, nous irons au bout, ce projet verra le jour, il n’est pas question de le mettre en doute. » Une réunion du conseil de quartier, dédiée à ce projet, aura lieu courant janvier.



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