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Christophe Verzeletti : l’amoureux des mots


l’essentiel
Le comédien bigourdan est amoureux des belles lettres. Passionné de scène, il prête talentueusement sa voix aux plus grands auteurs pour un public conquis.

Christophe Verzeletti est né au milieu des sixties. Après le lycée à Marie Curie, il entreprend durant les années quatre-vingt des études de droit à Toulouse. L’occasion, faute d’y trouver une vocation, de se faire une solide bande de potes éclectique rêvant tous d’un autre monde les uns en écoutant l’album de Téléphone sorti en 1984 et les autres comme lui en militant à l’Union des Étudiants Communistes. Intermède estudiantine avant de revenir dans les Hautes-Pyrénées qu’il ne quittera plus.

Quarante ans plus tard l’homme qui s’est arrondi un peu n’a rien perdu de ses idéaux et de l’étincelle qui brille dans ses yeux. Érudit et besogneux, il est un comédien, amoureux du sens des mots, passionné par les textes qu’il sublime dans ses interprétations.

Sa voix puissante est un grand vecteur d’émotions. Christophe conscient du pouvoir de séduction des mots en use et en abuse pour le plaisir de tous. On le croise notamment sur la scène lourdaise comme ce fut le cas avec « L’atelier imaginaire » lors de la quinzaine littéraire et artistique. Son répertoire est immense de Jean Ferrat à Jean Jaurès en passant par Antonio Machado, Léo Ferré, Louis Aragon, Raymond Devos et tant d’autres.

Il aime prêter sa voix pour faire revivre de grands et profonds textes et leurs auteurs qui ont tous marqué d’une façon ou d’une autre leur époque. Tel « un jour viendra », conférence spectacle sur la Résistance. Il faut dire que Christophe est un acteur passionné et assoiffé de scène.

Ce fils de cheminot communiste qui marche dans les pas de Jean Vilar est convaincu que le théâtre populaire ne se limite pas à des représentations fades et bon marché. Il promeut une culture engagée qui porte un dialogue et un échange permanent avec le public. Il défend l’idée d’un théâtre en mouvement hors des murs et de l’entre-soi. Pour Christophe, jouer ne suffit pas, il faut aller vers le public. « La culture est un combat qui va bien au-delà du simple divertissement », insiste-t-il.

D’ailleurs, entre autres nombreux rôles qu’il a en cours, on pourra le retrouver sur les planches du Centre Albert Camus de Séméac le samedi 30 mai prochain à 20 h 30 avec la troupe du théâtre les pieds dans le plat dans « chers parents », une pièce d’Emmanuel et Armelle Patron où une famille dite idéale est au bord de la crise de nerfs.



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