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Conseil municipal : Des joutes à fleurets mouchetés…
Le premier « vrai » conseil municipal après celui d’installation a été foisonnant, avec plusieurs questions qui sortaient du cadre de l’ordre du jour. L’occasion pour les uns et les autres de planter le décor de la future mandature : sans concession, mais poliment et avec la volonté de faire ensemble.
Il n’aura fallu que quelques minutes pour qu’après les mots d’accueil du nouveau maire, Michel Garnier s’empare du micro : « Il s’agit de réparer un petit oubli, et de rendre un hommage à Andrée Doubrère, qui a décidé d’abandonner son mandat, après 25 ans au service de notre ville. Elle laisse une véritable empreinte remarquable, dans le domaine du social mais pas seulement, elle a aussi été la première femme maire de Tarbes, ne l’oublions pas. » Pascal Claverie s’est évidemment associé à l’hommage. Pour autant, pas moyen de reprendre l’ordre du jour, c’est Eric Peyrègne qui a relancé : « Nous avons une proposition : J’ai rencontré les parents d’Enzo, tué à l’Arsenal, un moment grave, ils souhaitent qu’il ne soit pas mort pour rien. Deux autres jeunes ont aussi perdu la vie. Nous avons un devoir de mémoire, il serait bon qu’une stèle soit érigée. » Là aussi, Pascal Claverie a laissé la porte ouverte : « Je n’y suis pas hostile, on en reparle. »
Unanimité, mais…
Après un volet dédié à l’avenir du Stadoceste Tarbais (voir article dédié), l’ordre du jour a pu (enfin) reprendre, avec le vote des taux d’imposition. « Pas de chamboulement, nous conservons les taux votés en février 2026 par l’ancienne municipalité », a proposé Pierre Lagonelle, désormais le grand argentier de la ville, « nous commencerons la baisse promise des taux dès le prochain budget. » Une délibération adoptée à l’unanimité, comme toutes les autres d’ailleurs. Même la suppression de la taxe d’habitation sur les logements vacants. « C’est un grand plaisir », s’est réjoui Pierre Lagonelle, « c’est un signal fort, une promesse de campagne encore, c’est la première fois qu’on supprime un impôt à Tarbes ! » Un enthousiasme douché par Michel Garnier : « C’est un effet d’annonce, cette taxe est incitative à la location, et il faut savoir que cette taxe rapporte 1,26 M€, comment compenser ? » Pascal Claverie a rapidement tempéré le débat : « Lors du dernier exercice, elle n’a rapporté que 700 000 €, sans doute moins à l’avenir, les propriétaires ont trouvé des solutions pour s’en exonérer. » Là aussi, vote unanime en dépit des réticences, Eric Peyrègne glissant d’ailleurs à Pascal Claverie : « On vote pour, on comprend bien que vous devez remplir la corbeille de la mariée… »
Les premières mesures
Autre mesure votée, le retour à l’heure gratuite de stationnement. « C’est une question de survie du commerce tarbais », a commenté Michel Nogué, « et les commerçants ont apprécié. » A venir, sur le même sujet, une gratuité de 2 heures dans les parkings Brauhauban et Verdun, sous condition d’achat dans un magasin. « Mais nous devons définir le type d’activité des commerces concernés », a prévenu Pascal Claverie. Là aussi, Michel Garnier a demandé quel était l’impact financier. « 300 000 € pour l’heure gratuite et 150 000 € pour les parkings » a estimé Pascal Claverie. Parking toujours, Michel Garnier s’est étonné de l’abandon du projet de parking souterrain à Marcadieu : « Une promesse de campagne abandonnée au bout de 3 semaines… Et bien sûr, la fameuse place d’Espagne ne verra pas non plus le jour. » Comme quoi, la campagne est encore fraîche, pas question de refaire le match, mais il reste quelques séquelles… Pour finir, la question du samedi piéton, qui divise, a été plus ou moins tranchée : Ce sera uniquement le samedi de 14 h à 19 h, « pour ne pas pénaliser certains commerçants » a plaidé Pascal Claverie, « d’avril à octobre, et en cas de pluie, ce sera annulé. » Une façon de ménager tout le monde. La méthode Claverie ?
Indemnité des élus : De la sobriété !
C’est toujours un « marqueur », les indemnités des élus de la nouvelle équipe ont été votées. Comme toujours, on parle en « pourcentages de l’IB terminal de la FP », ce qui est incompréhensible et qui ne se transforme en euros qu’au moyen d’un calcul savant, qui n’a évidemment pas été fait en direct… Néanmoins, on peut retenir que le maire a réduit son indemnité de fonction de 23 %. « Et surtout, je renonce à la voiture de fonction ainsi qu’à l’indemnité pour frais de représentation. » En clair, s’il invite quelqu’un à déjeuner, c’est de sa poche. « Des gens m’ont demandé pourquoi je ne renonçais pas carrément à l’indemnité. Tout simplement parce que je considère que ça dévaloriserait la fonction, qui ne serait réservée qu’à des personnes qui auraient les moyens. Or, tout le monde peut devenir maire. » De même, les indemnités des adjoints et des conseillers délégués sont diminuées de 13 %.