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Consommation : où se nourrir à petit prix à Tarbes grâce aux bons plans « anti-gaspi » ?


l’essentiel
Les initiatives anti-gaspillage alimentaire se multiplient face à l’inflation. À Tarbes, des enseignes proposent des paniers à prix réduits via l’application Too Good To Go. On a testé pour vous.

Se nourrir à petits prix est devenu une nécessité pour beaucoup. Avec une inflation qui pèse durablement sur le budget alimentaire, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les offres dites « anti-gaspi ». Des initiatives qui ont fleuri dans les commerces depuis la loi Garot de 2016, renforcée par la loi AGEC de 2020, qui oblige les grandes surfaces et les commerçants de bouche à valoriser leurs produits invendus ou en fin de vie, plutôt que de les détruire.

À condition de savoir où chercher et d’être réactif, il est aujourd’hui possible de réaliser de belles économies. L’application Too Good To Go s’est imposée comme l’un des outils les plus utilisés. Le principe est simple : les commerces partenaires proposent à la vente, à prix réduit, des paniers composés de produits proches de leur date limite de consommation. Et à Tarbes, de nombreuses enseignes ont rejoint le mouvement.

On a testé pour vous

Les enseignes proposent régulièrement des paniers surprises "anti-gaspi".
Les enseignes proposent régulièrement des paniers surprises « anti-gaspi ».
DDM Sophie Loncan.

Pour 8,90 euros, le panier test que nous avons commandé auprès du rayon traiteur de Carrefour Laloubère comprenait deux lots de saumon fumé, une salade César, du guacamole, une pâte brisée, du fromage de chèvre frais et un litre de lait fermenté. Des produits à consommer rapidement, mais une économie bien réelle : en conditions normales, le lot aurait coûté une trentaine d’euros.

Mais encore faut-il être connecté pour profiter de l’aubaine. « Nous proposons environ cinq paniers que nous mettons en vente vers 10 heures du matin sur l’application », expliquent les salariés du supermarché. « Et ils partent très rapidement. » Le contenu varie selon les invendus des rayons. « Cela peut venir de la charcuterie, de la boucherie, du traiteur ou d’autres rayons, il faut regarder régulièrement. »

Les enseignes proposent régulièrement des paniers surprises "anti-gaspi".
Les enseignes proposent régulièrement des paniers surprises « anti-gaspi ».
DDM Sophie Loncan.

Ainsi, un lot de produits laitiers d’une valeur d’environ 10 euros a récemment été proposé à moitié prix chez Intermarché. Boucherie, fruits et légumes ou rayon traiteur sont quotidiennement mis en ligne par des enseignes dans l’agglomération tarbaise.
Autre bon plan sur l’application : les restes des buffets du petit déjeuner dans les hôtels. Pour 2,99 euros, nous avons sauvé de la poubelle une dizaine de viennoiseries et autant de crêpes.

Sauver des végétaux

Mais les grandes surfaces ne sont pas les seules à jouer le jeu. À Tarbes, le magasin Biocoop, près de la halle Brauhauban, a dédié un espace aux produits dont la date limite de consommation approche. L’épicerie Asie Caraïbe propose également régulièrement des articles à prix réduits. Du côté de la restauration, des enseignes comme Jules & John, O’Tacos ou encore « Saveurs de l’Archipel » participent régulièrement aussi à l’anti-gaspillage via des paniers « surprises ».

Plus surprenant encore, la jardinerie Jardiland met en ligne des offres de plantes d’intérieur ou d’extérieur jusqu’à – 80 %. Des végétaux certes fragilisés, mais qui peuvent être sauvés par des mains vertes. La pépinière de l’Adour met également en vente à prix réduit des plants de légumes à repiquer rapidement dans son jardin.

La banque alimentaire s’adapte

Si les offres anti-gaspi séduisent les consommateurs, elles ont aussi un effet collatéral. Depuis la mise en place des lois anti-gaspillage obligeant les grandes surfaces à mieux valoriser leurs invendus, la Banque alimentaire des Hautes-Pyrénées constate une baisse de ses collectes.

« Le problème s’est accentué depuis la crise du Covid », explique son président Michel Ricaud. « Nous avons enregistré une baisse d’environ 20 % des ramasses, alors que, dans le même temps, le nombre de bénéficiaires a fortement augmenté dans les associations de redistribution comme la Croix-Rouge ou le Secours catholique. »

Face à cette situation, la Banque alimentaire se tourne désormais davantage vers des entreprises partenaires et les dons privés afin d’acheter les denrées qui seront redistribuées aux plus démunis



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