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Cures thermales moins remboursées : « Je ne lâcherai rien », promet le député Denis Fégné, président du groupe « Thermalisme » à l’Assemblée
Le thermalisme en France échappe à une suppression totale de son remboursement. Les députés ont rejeté l’amendement déposé à l’Assemblée, le 8 novembre, par Nicole Dubré-Chirat, députée Renaissance. Cependant, le gouvernement souhaite toujours drastiquement baisser le taux de remboursement par décret dès 2026. Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées et président du groupe « Thermalisme » à l’Assemblée nationale, ne veut pas en entendre parler.
Les professionnels du thermalisme retrouvent espoir. Samedi 8 novembre, à l’Assemblée nationale, les députés ont massivement rejeté l’amendement déposé par la députée Renaissance, Nicole Dubré-Chirat, qui visait à totalement supprimer le remboursement des cures thermales par l’Assurance maladie.
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Le vote a été sans appel : 167 députés de tous bords politiques ont voté contre, quand 24 ont voté pour. Un signal fort envoyé au gouvernement, alors que la filière thermale craint d’être sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires. Dans les Hautes-Pyrénées, où sept établissements accueillent chaque année près de 30 000 curistes, la nouvelle a été accueillie avec soulagement.
Seulement, la vigilance reste de mise, car le gouvernement prévoit toujours d’abaisser le taux de remboursement de 65 % à 15 % dès février 2026, par décret.
« Une filière injustement attaquée »
Ce 10 novembre, à Tarbes, le député des Hautes-Pyrénées Denis Fégné, président du groupe d’études « Thermalisme » à l’Assemblée nationale, a tenu une conférence de presse pour saluer ce vote, tout en dénonçant la réforme annoncée. « Je ne lâcherai rien et me battrai pour qu’il n’y ait aucune baisse de la prise en charge. Point barre. Le thermalisme, ce n’est ni du confort ni du luxe, c’est une médecine à part entière, adaptée aux pathologies chroniques, au vieillissement et à la prévention » a-t-il martelé, déterminé à défendre une filière qu’il juge injustement attaquée.
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« Cet amendement déposé samedi, bien que contesté, a permis d’ouvrir le débat public et de montrer un consensus transversal en faveur du thermalisme. » Et le député de prendre le Premier ministre Sébastien Lecornu au mot. « Lors de son discours de politique générale, il nous a assuré « le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. » Nous avons voté, voyons… »
« Nos établissements menacés »
Denis Fégné a rappelé que le thermalisme dans les Hautes-Pyrénées, comme dans d’autres territoires enclavés, pèse lourd dans la balance économique. 500 emplois directs, près de 3 000 induits, et plus de 30 millions d’euros de retombées économiques chaque année pour le département. Les stations de Bagnères-de-Bigorre, Cauterets, Argelès-Gazost, Capvern-les-Bains, Saint-Lary, Luz-Saint-Sauveur et Barèges vivent en grande partie au rythme des curistes.
« Si les remboursements chutent à 15 %, c’est la survie de nos établissements qui sera menacée, mais aussi celle de tout un tissu économique local », avertit le député, qui souligne que le coût moyen d’une cure (500 à 900 € pour 18 jours) reste inférieur à celui d’une seule journée d’hospitalisation. « Le thermalisme n’est pas une dépense, c’est un investissement dans la santé et la prévention. »
Mettre fin au débat
Au-delà du débat économique, Denis Fégné appelle à une reconnaissance officielle du Service Médical Rendu (SMR) des cures thermales par la Haute Autorité de Santé (HAS). « On nous dit que l’efficacité n’est pas prouvée. C’est faux. Plus de soixante études cliniques le démontrent déjà. Il faut maintenant que la HAS l’officialise pour clore définitivement ce débat. » Cette démarche, qu’il portera à Paris avec une soixantaine de parlementaires de tous bords, mais aussi avec la sénatrice Maryse Carrère, vise à garantir un cadre stable pour les années à venir.
« Le thermalisme souffre encore d’une confusion avec la thalassothérapie, la balnéothérapie ou le thermoludisme. Et il y a toujours ce fantasme de « tourisme pour les retraités. » Prochainement, le député Fégné doit auditionner la Haute Autorité de Santé afin d’évaluer les conditions d’une reconnaissance officielle. « Sans cela, le thermalisme pourrait être affaibli durablement. »