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« De la merd… sur les meubles et puis l’odeur… » En centre-ville, la canalisation des eaux usées bouchée, les égouts souillent l’atelier des opticiens
C’est une mauvaise surprise pour le moins dégoûtante qui attendait, ce mercredi matin, Jean-Claude et Jérôme, les responsables du magasin Optic 2000 à Tarbes dont le sous-sol a été ravagé par une vague d’eaux usées. Le préjudice est important. Tout ce qu’il faut savoir.
Lorsqu’ils ont poussé la porte de leur boutique ce mercredi matin, Jérôme et Jean-Claude, les deux opticiens, n’imaginait pas la vision qui les attendait quelques mètres plus loin ou plus bas. « Rien ne laissait présager ça. Quand on est parti hier soir à 19 h 30, il n’y avait aucun signe. »

Pourtant, ce mercredi matin, à l’angle de la rue Foch et de la rue du marché Brauhauban, leur sous-sol qui abrite l’atelier, la réserve, mais aussi la cuisine et la salle de repos, est envahi par les eaux usées qui ont même fait sauter le placo. Les égouts affleurent jusqu’à près de 30 cm. « Quand nous sommes arrivés, ça montait encore, sans qu’il n’y ait de moyen de bloquer cette remontée, expliquent les deux hommes qui n’ont jamais connu pareille mésaventure en plus de vingt ans à la tête de la boutique Optic 2000. Malgré l’intervention d’un vidangeur dans la matinée, il reste encore un lit d’eaux usées. Comme ça stagne, les odeurs sont de plus en plus fortes et désagréables, même au niveau du showroom au rez-de-chaussée. »
« Tout baigne dans les eaux usées, c’est écœurant »
Pour les opticiens du centre-ville de Tarbes, le préjudice est d’ores et déjà important. « Tout est pourri, c’est affreux. La pharmacie a également été touchée, mais comme nous sommes situés plus bas, nous avons été les plus touchés, alors que ça ne vient pas de chez nous. Les égouts sont remontés depuis le réseau de la ville qui devait être bouché. Tout le sous-sol, et notamment notre atelier, est inutilisable. Toute la partie technique, le taillage, l’ajustement, la réparation, est hors d’usage. Les étuis, les lentilles, les meubles, tout a été souillé. Il y a de la mer… déposée sur les meubles ! Ça a été tel que des machines ont été déplacées et flottent sur les eaux usées. La réserve, la salle de repos, la cuisine sont inutilisables. Tout baigne dans les eaux usées. C’est écœurant. »
Un préjudice déjà important d’autant que les opticiens ne savent pas encore quand ils pourront retrouver leur atelier et satisfaire les besoins des clients. « Toutes nos lunettes sont en attente. Ça va occasionner des retards dans les livraisons derrière, alors que justement les gens venaient chez nous, entre autres, pour notre rapidité. Mais là, le temps d’établir les responsabilités, de nettoyer, d’assainir et que tout se remette en place… Et puis il faut s’assurer que le bouchon s’est vraiment dissous. Sans quoi on n’est pas à l’abri que ça recommence. » Les deux opticiens déplorent cette situation et espèrent un retour à la normale au plus vite.