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DECRYPTAGE. Les enjeux des élections municipales dans les Hautes-Pyrénées
Les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille avant le premier tour des élections municipales 2026 de dimanche. Ce scrutin passionne toujours. Au moins les candidats dans les communes où il y en a. La participation sera l’une des clés du scrutin notamment à Tarbes où sept listes s’affrontent.
La campagne pour le premier tour des élections municipales 2026 s’achève. Dimanche, les habitants des 469 communes des Hautes-Pyrénées sont attendus pour désigner leurs conseillers municipaux. Dans la majorité des villages des Hautes-Pyrénées, un tour suffira. La bataille se poursuivra pour un second tour dans un certain nombre de communes comme Tarbes ou Bagnères.
Trois communes sans candidat
Après les démissions de maire de la génération 2020, on a pu craindre l’absence de candidats dans de nombreuses communes. Finalement, le phénomène est resté cantonné. Dans les Hautes-Pyrénées, les électeurs n’iront pas voter dans trois communes dont deux de la vallée des Gaves : Ayzac-Ost, Artalens-Soin, et Villenave-près-Marsac. À Artalens-Soin, Andrée Dulout-Gleize, la maire sortante a décidé de ne pas se représenter après trois mandants. « Je me suis tellement investie… Si je rempile, j’aurai presque 80 ans. Il est temps de profiter un peu de ma famille » explique-t-elle.
À Ayzac-Ost, Serge Cabar a décidé, lui aussi de ne pas rempiler. « Depuis 37 ans, j’ai participé à la gestion de la commune. Mais j’avais annoncé que ce serait mon dernier mandat. Quand on est maire, les habitants pensent qu’on a tous les pouvoirs. En réalité, on en a très peu » précise-t-il.
À Villenave-près-Marsac, « l’équipe sortante ne se représente pas. Il n’y a rien à dire de plus » indique la maire sortante sans plus de commentaires.
La préfecture des Hautes-Pyrénées va dépêcher des délégations spéciales pour gérer les affaires courantes dans les trois communes pour une durée de trois mois. De nouvelles élections municipales seront alors organisées. Peut-être que des candidats se feront alors connaître. Les maires sortants d’Artalens-Soin et Ayzac-Ost semblent plutôt confiants. S’il n’y a toujours personne, la délégation spéciale continuera de gérer les affaires courantes pour une nouvelle période de trois mois.
Sept candidats pour succéder à Gérard Trémège
Tarbes compte le plus de listes concurrentes à l’occasion de ces élections. Quatre têtes de liste allant du centre à l’extrême-droite sont d’anciens colistiers de Gérard Trémège, maire de Tarbes pendant 24 ans avant d’être « démissionné » d’office suite à sa condamnation pour favoritisme dans le cadre de l’affaire des marchés publics de la ville de Tarbes. Michel Garnier (divers droite), Pascal Claverie (divers centre), Pierre Lagonelle (divers centre) et Eric Peyrègne (UDR-RN) se sont retrouvés sur le plateau de France 3 aux côtés de Kevin Gracia (Union de la gauche) et Hervé Charles (Union de la gauche) pour un débat éclair. Personne n’a vraiment pris l’ascendant sur les autres.
Quant à François Meunier (extrême gauche), il n’a pas apprécié de ne pas être invité. « Si entendre mes idées inquiète les responsables au point de m’interdire de débat, cela ne peut que me conforter à les porter avec mes camarades » a affirmé le candidat de Lutte Ouvrière. Il appartient maintenant aux Tarbais de s’exprimer. Choisiront-ils au premier tour avant d’éliminer au second ? Quel sera le poids réel de l’alliance UDR-Rassemblement national ? Quelles seront les alliances de second tour ? La situation reste très ouverte.
Des listes sans panachage… mais pas sans panache
Tout change à l’occasion de cette élection dans les communes de moins de 1000 habitants, une majorité dans les Hautes-Pyrénées. Finies les candidatures isolées voire les élections sans être candidat. Désormais, il faut présenter des listes entières qui respectent la parité pour pouvoir se présenter. L’autre grand changement concerne ce que d’aucuns prenaient pour un sport national : le panachage. En gros, les électeurs pouvaient barrer des noms d’une liste. Plus de règlements de compte ciblés possible. Certains se demandent si cela ne va pas faire exploser le nombre de bulletins nuls (en cas de déchirures ou de ratures) ou affecter carrément la participation.
Élections dès le premier tour
Dans la très grande majorité des communes où il n’y a qu’une ou deux listes, le nouveau conseil municipal sera connu dès dimanche soir. Parmi les grandes villes du département, Lourdes, où la campagne a été dure, Lannemezan, ou Aureilhan, les maires sortants sauront s’ils poursuivent l’aventure. Ailleurs, comme à Tarbes, Bagnères, Maubourguet… il faudra certainement en passer par un second tour.