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Delphine brise le silence sur l’endométriose qui freine son quotidien


l’essentiel
La maladie invisible de l’endométriose bouleverse la vie de nombreuses femmes. À Tarbes, le témoignage de Delphine met en lumière douleurs, doutes et espoirs. Comment mieux reconnaître ce mal encore trop souvent minimisé ?

Delphine Cazaux-Manuguet est une Tarbaise atteinte d’endométriose. Elle a choisi de raconter son histoire pour prévenir sur la maladie mais aussi pour aider à sa façon les jeunes filles et femmes pensant être atteintes de ce mal.
« Aucune endométriose ne se vit de la même façon. » explique-t-elle. « Néanmoins, parler permet l’ouverture d’un débat public. Et c’est ce que je fais aujourd’hui. »
Lorsque l’on voit Delphine, il est difficile de voir sa maladie. Elle est dynamique, joyeuse, bienveillante, et pourtant la maladie reste invisible. Son histoire avec la maladie commence dès l’arrivée de ses règles. Rapidement, ces dernières deviennent très abondantes, la jeune femme a des sueurs froides, des vertiges, toujours stressée. Elle vomit parfois. Elle décide donc d’aller voir sa gynécologue de l’époque.
« Prends un ibuprophène, ça passera. » lui dit-elle. Mais rien n’y fait. Delphine continue donc à endurer ses douleurs. Elle doute d’elle-même. Il a fallu attendre sa vie d’adulte, des fausses couches, une PMA et une ménopause artificielle pour savoir. Elle est atteinte d’endométriose.
« Mon généraliste a été celui qui nous a mis sur la voie. » ajoute-t-elle. « Apprenant que les médecins voulaient me faire une seconde PMA, il a répondu : « C’est trop risqué de lancer une PMA sans avoir réellement approfondi ce qui se passe dans votre corps. J’avais 31 ans. Mon conjoint et moi avions peur, perdus dans un flou médical. »
Flou médical
Heureusement, Delphine est envoyée à Toulouse auprès d’un spécialiste quelques mois plus tard. Enfin, elle est écoutée. On prend le temps de lui expliquer son mal, de ne pas minimiser ses douleurs.
Son histoire n’est pas terminée : elle a traversé bien d’autres épreuves par la suite. Mais aujourd’hui, elle va de l’avant malgré tout.
« L’endométriose n’est pas une maladie facile à gérer au quotidien. » conclut-elle. « Professionnellement, rares sont les employeurs qui reconnaissent cette maladie comme un véritable handicap. Pourtant, l’endométriose peut entraîner la stérilité. Certaines peuvent y échapper si elles sont prises en charge assez tôt. Fort heureusement, un spécialiste exerce à l’hôpital de Tarbes. N’hésitez pas à prendre rendez-vous si vous avez un doute. »



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