Actualités Hautes-Pyrénées
Des Airbus A320neo de moins de dix ans démantelés à Tarbes pour récupérer plusieurs milliers de pièces précieuses
Pour mettre sur le marché d’occasion des pièces d’A320neo très demandées, le britannique AerFin a fait démanteler quatre appareils entrés en service en 2017. Le chantier a été confié au spécialiste européen Tarmac Aerosave à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
Les premiers exemplaires de l’A320neo, la version remotorisée du monocouloir d’Airbus, sont entrés en service il y a moins de dix ans. Bien entretenus, ils peuvent donc être exploités jusqu’en 2040, au moins. Mais certains propriétaires leur ont réservé un tout autre destin…
Newsletter Aéronautique
Votre RDV hebdomadaire pour découvrir des informations
exclusives sur le secteur de l’aéronautique : interviews, analyses approfondies, enquêtes…
Le britannique AerFin a en effet confié à Tarmac Aerosave le démantèlement de quatre de ses A320neo. Les appareils qui volaient seulement depuis 2017 sous les couleurs de la compagnie aérienne indienne GoAir sont arrivés à Tarbes (Hautes-Pyrénées) en juin dernier. Ils ont depuis été entièrement recyclés.
Plus de 1 400 pièces par appareil destinées au marché d’occasion
AerFin, spécialisé dans le négoce de pièces aéronautiques, a flairé la bonne affaire. Chacun de ces avions démantelés lui a permis de récupérer 1 400 pièces très demandées qu’il va pouvoir proposer sur le marché de l’occasion. Et d’autres appareils devraient suivre d’ici la fin de l’année dans le cadre d’un nouveau contrat signé avec le spécialiste européen du stockage et du démantèlement d’avions.

À lire aussi :
Les premiers A330 d’Air France prennent leur retraite à Tarbes chez Tarmac Aerosave
La machine est bien rodée. Les deux entreprises ont mis au point un processus sur mesure qui privilégie la dépose du train d’atterrissage, des moteurs et de l’auxiliaire de puissance (APU) dès les premières étapes du démantèlement. Cela permet à ces composants essentiels d’être distribués plus rapidement. Les avions reposent ensuite sur des trains d’outillage pour la suite du chantier. « Ensemble, nous démontrons comment une planification efficace et des techniques de recyclage avancées peuvent prolonger la durée de vie des pièces d’avion et favoriser une économie aéronautique plus circulaire », s’est félicité Arthur Rondeau, le directeur de l’unité démantèlement et recyclage chez Tarmac Aerosave.
Quatre phases pour recycler un avion
Chez Tarmac Aerosave, le recyclage d’un avion suit un processus bien établi. La première étape consiste à vidanger les fluides, carburant et hydraulique de l’appareil. Ensuite, les pièces demandées par le client sont déposées. Elles sont alors étiquetées, enregistrées et stockées jusqu’à leur livraison. La troisième phase consiste à démonter les sièges et les racks à bagages, à retirer les moquettes, câbles, panneaux d’habillage et systèmes de divertissement. Enfin, une fois la cabine, le cockpit et les soutes entièrement vidés, le fuselage et les ailes sont découpés, leurs matériaux triés puis envoyés dans les filières de recyclage.
À lire aussi :
Un Airbus A380 stocké chez Tarmac Aerosave à Tarbes depuis près de cinq ans va reprendre du service
Installée depuis 2007 à Tarbes, Tarmac Aerosave atteint un taux de valorisation de plus de 90 %. À ce jour, la filiale d’Airbus, Suez et Safran a accueilli quelque 1 785 avions, en a remis en service plus de 1 300 et en a démantelé 430.