Actualités Hautes-Pyrénées
Des têtes d’affiche, de la création, des événements pour les jeunes, la culture se bouge au Parvis
Après une année folle de célébration de son 50e anniversaire, le Parvis a démarré sa saison sur de bonnes bases. Le contexte pèse comme partout ailleurs mais la scène nationale de Tarbes et des Hautes-Pyrénées reste sur des bases prometteuses.
« Globalement c’est bien… » Fred Esquerré, le directeur du Parvis, la scène nationale de Tarbes et des Hautes-Pyrénées juge le début de saison plutôt satisfaisant. « Nous avons à aujourd’hui 2 200 abonnés. L’an dernier, c’était exceptionnel avec la célébration des 50 ans. On prévoyait cette année un tassement des abonnements. On est à – 1 % par rapport à l’an dernier. »
La saison du Parvis a redémarré sur les chapeaux de roues avec la Comédie française qui a dépoussiéré « Bérénice », la tragédie de Racine. Le spectacle a fait le plein. « Notre objectif pour cette saison est de 54 000 entrées. On en a déjà vendu 41 000 » détaille Fred Esquerré. La vente des entrées à l’unité a démarré mi-juillet. Avec un certain écho. « Aujourd’hui, sur 60 spectacles, dix sont déjà complets. Mais il y a toujours moyen de trouver des places à la dernière minute, souligne le directeur du Parvis. Nous avons mis en place un système : les gens qui se présentent 1 heure avant le spectacle sont mis sur liste d’attente. Il est rare qu’il n’y ait pas des annulations de dernière minute qui libèrent des places. » Donc les personnes qui souhaitent écouter Salif Keita ou assister à un spectacle de danse très demandé peuvent toujours tenter leurs chances. Et puis pour certaines grandes affiches comme Ibrahim Maalouf, il reste quelques places.
Cinéma : on limite la casse
Du côté du cinéma, le contexte est morose avec des très mauvais chiffres de fréquentation en baisse de 15 % au niveau national. « À fin août, on était à 85 000 entrées, soit – 3 %. Le cinéma Art et essai du Parvis est à + 6 % et le réseau à – 9 %. On est plutôt satisfait car on limite la casse » indique Fred Esquerré.
Restent quelques motifs d’inquiétude comme les sorties de certains films directement sur les plateformes. Mais il y a aussi de bonnes surprises comme le ciné-club de Bagnères qui cartonne.
Le centre d’art n’est pas en reste. « On est sur des rails, précise Fred Esquerré. On a enregistré 10 000 entrées dont 2 000 scolaires.2024-2025 a été la meilleure saison au cours des dix dernières années. 2025-2026 est sur les mêmes bases. »
L’ambition de Fred Esquerré est d’être au rendez-vous des publics des Hautes-Pyrénées. « On essaye de ne pas augmenter les tarifs. On poursuit les tarifs bas pour les étudiants, les demandeurs d’emploi. On ne veut exclure personne. » Le Parvis poursuit d’ailleurs sa programmation sur l’ensemble du territoire. Et puis il y a des actions plus spécifiques comme la fête de la danse du 3 au 9 novembre. Les vacances de Toussaint seront également marquées par « La GenZ au Parvi’Z », un festival culturel « pensé par et pour les adolescents ». Pour ce faire, les 15-20 ans pourront participer à trois parcours participatifs dans le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. Ils auront trois jours pour travailler avec l’objectif de présenter au public leur création à la fin.