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Elle accuse son mari de l’avoir frappé au visage puis se rétracte au tribunal
Un homme a été relaxé ce lundi 5 janvier par le tribunal de Tarbes après des accusations de violences sur sa compagne. Celle-ci a d’abord assuré avoir reçu un coup au visage avant de revenir sur ses dires, à la barre.
Coup de théâtre devant le tribunal de Tarbes, ce lundi 5 janvier. Le genre de rebondissement dont les magistrats ont tristement l’habitude. Le 1er janvier, à 2h30 du matin, une femme appelle les policiers. Au téléphone, elle leur explique que son compagnon vient de lui porter un coup au visage. À leur arrivée, les enquêteurs découvrent en effet que la victime, alcoolisée, saigne au niveau de l’arcade sourcilière. Le compagnon, alcoolisé aussi, tend ses mains aux forces de l’ordre et se laisse embarquer. Les deux enfants du couple sont couchés dans leur chambre. Ce lundi, devant le tribunal de Tarbes, l’homme explique que la soirée a pris une tout autre tournure quand il a mis de la musique techno. Ils se disputent, s’insultent. » Elle a commencé à devenir agressive, elle s’est appuyée sur la gazinière et a glissé en se cognant la tête. J’ai voulu la relever mais elle pleurait comme une hystérique, a menacé d’appeler la police pour que je parte en prison « , raconte le prévenu qui a déjà été condamné pour des violences.
Problème : la première version de la victime n’a rien à voir avec ce récit. Lors de son audition, la victime assure aux policiers avoir reçu un coup au visage par son compagnon. Mais ce lundi, à la barre, revirement de situation quand elle prend la parole. » Je veux retirer ma plainte, c’est un très bon papa, il n’est pas méchant, on a des enfants en situation de handicap qui ont besoin de lui. Je veux que l’on se fasse aider et que l’on suive une thérapie de couple « , annonce-t-elle à la barre.
» J’ai été méchante, je l’ai trompé «
Les juges sont attrapés mais connaissent, hélas, ce scénario. Elle reprend : » Je prends des cachets qui m’étourdissent. J’ai été méchante, je l’ai trompé il y a quatre ans « . » Ce n’est pas une infraction « , l’interrompt la présidente du tribunal. Mais la victime ne se laisse pas déstabiliser : » Il a toujours été là pour moi et je le serai toujours pour lui « . Nouvelle question de la présidente du tribunal : » Vous dites ça parce que vous avez peur qu’il soit emprisonné ? «
Elle supplie les magistrats : » Je vous en prie, ne le mettez pas en prison. C’est l’homme de ma vie, je ne sais pas pourquoi j’ai appelé la police « . Avant de demander un sursis probatoire de douze mois intégralement assortis d’un sursis probatoire pendant trois ans, le procureur lui conseiller » d’envisager une autre solution, comme être présent pour ses enfants tout en étant séparé « . Et puis : » On est face à un cas d’école. Une victime sous emprise qui a des difficultés à avancer, peut-être parce qu’elle est dépendante affective, peut-être parce qu’elle s’inquiète pour ses enfants et qu’il est difficile de les élever « . » Elle souhaite préserver cette situation familiale « , avance Me Véronique Rolfo pour la victime. Maître Valérie Cailleaux contre-argumente : » Il a reconnu avoir été violent avec elle quand c’était le cas. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Elle a eu un esprit de vengeance, indiquant d’abord coup de tête lors de l’appel puis un coup de poing pendant l’audition « . La cour a finalement décidé de relaxer l’homme.