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Emploi : comment près de la moitié des allocataires au RSA ont retrouvé du travail grâce à cette nouvelle expérimentation


l’essentiel
Le Revenu de Solidarité Active (RSA) peine à remplir son rôle initial de retour à l’emploi et pèse sur les finances du Département des Hautes-Pyrénées avec un budget de 38 millions d’euros. Une expérimentation prometteuse vise à inverser cette tendance.

Destiné au départ notamment à inciter à la reprise d’une activité professionnelle, le Revenu de Solidarité Active (RSA) a été « détourné » de son objectif initial, et maintient les bénéficiaires dans une précarité et une exclusion durables. Par exemple, une bonne partie des allocataires du RSA n’est pas inscrite à France Travail.

« Révolté » par le décalage entre les bénéficiaires du RSA et le besoin de main-d’œuvre

Le budget annuel de 38 M€ que représentent les 6 000 bénéficiaires du RSA « est une charge énorme qui pèse sur les finances du Département » estime Michel Pélieu qui souhaite « faire baisser le nombre de bénéficiaires du RSA d’autant plus quand il y a de nombreuses entreprises dans le département, aussi bien dans le secteur industriel que le tourisme, qui recherchent des salariés. Je suis révolté par cette situation ».

Au sein du comité départemental pour l’emploi, l’État et le Département, en lien avec France Travail, la Caisse d’allocations familiales (Caf) et la Mutualité Sociale Agricole (MSA), ont mis en place un dispositif spécifique pour « accompagner les publics éloignés de l’emploi » et notamment les allocataires du RSA, vers un retour à une activité rémunérée.

Une expérimentation a été menée sur les territoires de Lourdes et d’Adour-Madiran « sur près de 600 bénéficiaires du RSA ». Avec de bons résultats obtenus par « ce travail d’accompagnement intensif ».

Ainsi, « près de la moitié d’entre eux a retrouvé un emploi (CDD de plus de six mois ou CDI) » se réjouit le préfet Jean Salomon. Et parmi cet échantillon, « 35 % ne perçoivent plus le RSA ». « Une expérimentation encourageante que nous étendons à l’ensemble du département » souligne non sans une certaine satisfaction le représentant de l’État.

« Un contrat d’engagement qui les oblige à se remobiliser »

Encore faut-il que « dans un premier temps tous les bénéficiaires du RSA soient inscrits à France Travail », ce qui n’était pas le cas avant.

Une fois ce préalable acquis, « les allocataires sont invités à signer un contrat d’engagement qui les oblige à se remobiliser » pour retrouver le chemin de l’emploi, aidés en cela par les conseillers de France Travail spécialement dédiés à leur accompagnement. Un engagement écrit signé par « près de la moitié des bénéficiaires du RSA » assure Jean Salomon.

« Je préfère que l’argent public serve à créer de la richesse et de l’emploi » martèle encore Michel Pélieu, passé à l’action il y a quelques années avec le dispositif Ha-Py actifs qui a permis de créer 730 emplois en versant l’allocation du RSA à un employeur en échange d’un contrat de travail d’au moins 25 heures.

Dans le même ordre d’idées, le président du Département est convaincu des bienfaits « de travailler sur des modèles simples et efficaces, en proximité et en circuit court ».



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