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ENTRETIEN. Stado : » Je suis jeune, j’ai envie de jouer « , s’impatiente Pierre Descoubet qui va retrouver les terrains après sa grave blessure au genou
Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou contre Albi le 9 février 2024 le jeune tarbais va retrouver les terrains vendredi contre Bourg-en-Bresse. Une reprise qu’il a longtemps attendue et pour laquelle il n’a aucune appréhension.
Vous allez retrouver les terrains presque un an après votre blessure, on vous imagine satisfait et impatient ?
Exactement, c’est ça. Ça va faire onze mois tout pile que j’attends de retrouver la compétition. Maintenant que ça va se faire, je suis content et impatient de retrouver le championnat, même si j’en ai déjà raté plus de la moitié. D’autant plus que cette année, on envoie beaucoup de jeu derrière et qu’on marque beaucoup de beaux essais. C’est sûr que ça donne encore plus envie de réintégrer cette ligne d’arrières.
Comment s’est passée votre convalescence ?
J’ai mis un mois avant de me faire opérer. C’était long à attendre et, au final, j’ai perdu un mois pour mon retour, parce que j’ai fait du renforcement musculaire pour tout reperdre après l’opération. Mais de l’opération jusqu’à la reprise cet été, c’est allé assez vite. J’ai quand même eu de la chance, parce que la période pendant laquelle je ne pouvais vraiment rien faire, c’était la fin de saison dernière et, après, il y a eu les vacances d’été. Donc, quand il a fallu reprendre la course à haute intensité, j’étais avec le groupe, c’était juste les contacts qui manquaient. Ce qui a été compliqué, c’était la fin de l’année, parce que j’étais aux entraînements, mais je ne pouvais pas faire de contact. Les trois derniers mois ont été assez longs, parce qu’on est au contact du groupe, mais on ne peut pas participer à tout, notamment les déplacements. C’est dur d’être seul chez soi quand l’équipe part en déplacement. Donc, je suis presque content de reprendre avec un déplacement.
Une reprise après une blessure qui vous a coupé en pleine ascension, au moment où vous aviez trouvé une place de titulaire au centre de l’attaque…
Ça a été un vrai coup d’arrêt, parce que je n’avais pas trop joué sur le début de la saison et que ça faisait quelques matchs que j’enchaînais au centre. Je commençais à trouver de la confiance avec les coéquipiers, donc ça a été un vrai coup d’arrêt. Surtout avec une blessure comme celle-là, qui te tient éloigné des terrains aussi longtemps. J’espère retrouver cette confiance et enchaîner des matchs au poste de centre.
D’autant plus que vous avez un profil particulier qui n’existe pas vraiment dans l’effectif du Stado.
Je suis plus léger que les autres (Mamao, Rawaca et Waqaninavatu, NDLR). Je suis aussi plus polyvalent vers le poste d’ouvreur, quand d’autres sont plus polyvalents avec les ailes ou l’arrière. Je vais essayer de jouer ma carte autour d’eux. Je suis un joueur qui ne fait pas de grandes différences, donc j’essaie de mettre les autres dans de bonnes dispositions. L’an dernier, on jouait avec un profil très costaud en premier centre et moi en deuxième centre, donc c’est quelque chose qui peut aussi se faire cette saison.
Pour avoir suivi la saison en dehors des terrains, quel regard portez-vous sur la moitié de la saison du Stado ?
Très frustrant. On fait vraiment un bon début de saison sur lequel on n’est pas payé. Il y a deux ou trois matchs qu’on doit gagner et où on perd des points. Ça a fait chuter notre confiance et on a enchaîné plusieurs matchs compliqués. Malgré tout, on a réussi à remettre la marche avant en fin d’année pour se refaire la cerise au classement. On a fini sur du positif, donc il faut attaquer 2025 de la même manière.
Vous allez commencer la rencontre sur le banc et allez sûrement rentrer en deuxième mi-temps. Qu’est-ce qu’il faut attendre de cette première ?
Je n’ai pas de peur ni d’appréhension. Il va y avoir du stress, mais du bon stress, parce que j’ai hâte et que je me sens bien. Je vais essayer d’amener quelque chose à l’équipe. J’ai pu reprendre le contact avec le groupe, donc je n’ai pas peur du premier contact ou autre. J’ai juste un peu de stress de retrouver la compétition, parce que ça fait quand même un an que j’attends ça.
Au-delà de votre premier match, quelles sont vos ambitions pour cette deuxième partie de saison ?
Personnellement, j’ai envie d’enchaîner les feuilles de matchs, de retrouver mes sensations de l’année dernière, et de faire partie du groupe le plus souvent possible, parce que je suis jeune, j’ai envie de jouer. Après, plus globalement, j’espère qu’avec l’équipe, on va réussir à faire une bonne deuxième partie de saison pour finir le plus haut possible. Ça fait plusieurs saisons qu’on se casse les dents, donc il faudrait qu’avec le groupe qu’on a, on arrive à se payer un peu.