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Évasion spectaculaire du tribunal de Tarbes : après trois semaines de cavale, le militaire fugitif a été interpellé en Bretagne et remis aux autorités judiciaires tarbaises


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Après trois semaines de cavale, le militaire de 33 ans qui s’est évadé du tribunal de Tarbes en pleine audience a été interpellé dans son département natal d’Ille-et-Vilaine. Il a été déféré devant la juge d’instruction ce 16 avril.

Après trois semaines de cavale, l’homme qui s’est évadé du tribunal judiciaire de Tarbes en pleine audience, le 23 mars, a finalement été interpellé en début de semaine dans son département natal d’Ille-et-Vilaine. Ce militaire parachutiste de 33 ans, défavorablement connu de la justice, a été remis aux autorités judiciaires locales et déféré, ce 16 avril, devant une juge d’instruction tarbaise. Il a été placé en détention provisoire.

Son évasion, spectaculaire, a marqué les esprits et soulevé le débat sur les normes de sécurité au sein du palais de justice de Tarbes, jugées insuffisantes par les syndicats policiers. Condamné à 16 mois d’emprisonnement ferme à l’issue de son procès pour violences conjugales en récidive, et en présence d’enfants mineurs, le prévenu a sauté par-dessus le box des prévenus alors que les magistrats étaient en train de lui notifier sa peine.

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En quelques secondes, il a fait faux bond à son escorte policière et a traversé le bâtiment à toute vitesse. Il est parvenu à forcer la sortie du palais de justice en percutant la porte vitrée à grands coups d’épaule, avant de disparaître dans les rues du centre-ville de Tarbes.

Depuis, les recherches s’étaient intensifiées pour retrouver sa trace. Plusieurs pistes ont été explorées par les enquêteurs, notamment dans les Hautes-Pyrénées, où l’homme aurait logé plusieurs jours avant de quitter le département.

Des contacts avec sa famille

Selon nos informations, le fugitif aurait également réussi à maintenir un contact avec ses enfants durant sa cavale. Il aurait ainsi pu les voir à plusieurs reprises. Sa compagne, décrite sous emprise et placée sous protection judiciaire dans le cadre de la procédure pour violences conjugales, aurait accepté de faciliter ces rencontres, en contradiction avec les mesures mises en place pour assurer la sécurité de la famille.

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L’arrestation du militaire sonne donc la fin des inquiétudes, mais pas des investigations.  » Le fugitif était finalement interpellé sur mandat d’arrêt le 12 avril 2026 par le PSIG de Saint-Malo (35) après avoir une nouvelle fois tenté de prendre la fuite au volant d’un véhicule, sans mise en danger des gendarmes ni des usagers de la route. Présenté au juge d’instruction de Tarbes ce jour, il n’a pas souhaité s’expliquer sur les faits et sur sa fuite « , fait savoir la procureure de la République de Tarbes, Sylvie Martins-Guedes. Pour rappel, une information judiciaire a été ouverte à la suite de l’évasion.

Des complicités ?

La justice va logiquement s’attacher à comprendre comment cet homme, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis son évasion, a pu gagner la Bretagne et subvenir à ses besoins pendant près de trois semaines. D’autant qu’au moment de sa fuite, il ne disposait ni d’argent, ni de moyen de paiement, ni même de téléphone, puisque toutes ses affaires personnelles lui avaient été confisquées. Autant d’éléments qui interrogent sur d’éventuelles complicités après son évasion du tribunal.

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Interrogé, Maître Rudy Mbemba, qui l’a assisté lors de l’audience au cours de laquelle le militaire s’est évadé, a indiqué qu’il refusait désormais d’assurer sa défense. Selon nos informations, Maître Nicolas Vignes, que nous ne sommes pas parvenus à joindre, a assisté le prévenu lors de son défèrement devant la juge d’instruction.

Le militaire, qui va devoir purger la peine à laquelle il a été condamné le 23 mars, fait maintenant l’objet de nouvelles poursuites. Notamment pour évasion et dégradation de bien public (pour avoir endommagé la porte d’entrée du tribunal). Pour ces faits, il sera de nouveau jugé par la juridiction tarbaise.



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