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Fermeture de 40 lits à l’hôpital de l’Ayguerote à Tarbes : 50 personnes mobilisées pour défendre les soignants et les patients
Cinquante personnes se sont rassemblées, ce mercredi 10 juin, devant la préfecture de Tarbes, pour protester contre la fermeture de quarante lits à l’hôpital de l’Ayguerote. Ici, le service des soins médicaux et de réadaptation est à l’arrêt, faute de médecins. Près de quarante professionnels de santé doivent être réaffectés dans d’autres services. On vous explique.
Ils sont toujours mobilisés. Les soignants des soins médicaux et de réadaptation (SMR) de l’Ayguerote de Tarbes sont en rangs serrés à la suite de l’annonce de la suspension temporaire des 40 lits du service, faute de médecins. Ce mercredi 10 juin, près de 50 participants se sont rassemblés devant la préfecture pour soutenir les professionnels de santé et protester contre la fermeture du service.
Fermeture programmée pour le 19 juin, qui a finalement été avancée à ce jeudi 11 juin : dépourvu de médecins, le service ne peut pas assurer une garde ce week-end. Les admissions, elles, sont stoppées depuis le 28 mai. « C’est encore un coup dur. Certains d’entre nous commencent dès ce vendredi dans une nouvelle équipe », regrette l’une des 40 soignantes de l’équipe. Des réaffectations ont été proposées à Lourdes, Vic-en-Bigorre, Bagnères-de-Bigorre et sur le site de l’Ayguerote.
Reçus par le préfet
« Cette précipitation est traumatisante, on est abattus. On entame un processus de deuil », reprend l’aide-soignante. Parmi les 50 participants réunis, des représentants syndicaux sont venus défendre les missions de l’hôpital public. « Nous refusons d’assister en silence à la destruction de l’hôpital public. L’hôpital de Montaigu, à Astugue, ferme 20 lits dans son service des soins médicaux et de réadaptation et les urgences de Bagnères baissent le rideau quinze jours par an. Le manque d’attractivité met en fuite le personnel », a regretté Aurore Artigue, secrétaire générale de l’Union syndicale départementale de la CGT santé.
« Nos aînés sont empêchés de prise en charge post-opératoire, c’est une catastrophe », a repris Sylvie Minvielle de la CGT santé. Les responsables syndicaux ont été reçus par le préfet à l’issue du rassemblement. Plusieurs médecins sont toujours en cours de recrutement par la direction de l’établissement.