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Grève des médecins : impact encore limité dans les Hautes-Pyrénées, mais des prises de rendez-vous suspendues en imagerie


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La grève des médecins libéraux et spécialistes en France touche aussi les Hautes-Pyrénées, surtout dans le secteur de l’imagerie médicale. ScanPy, implanté à la clinique de l’Ormeau à Tarbes, a suspendu les nouveaux rendez-vous. La mobilisation pourrait s’intensifier prochainement.

Depuis le 5 janvier, les médecins libéraux et spécialistes de France ont lancé un mouvement de grève national, et les Hautes-Pyrénées n’y échappent pas. Si la mobilisation des médecins généralistes et spécialistes est bien moindre que dans d’autres départements, elle impacte surtout le secteur de l’imagerie médicale, avec des conséquences concrètes pour les patients bigourdans.

Selon Régine Martinet, directrice de l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Hautes-Pyrénées, « nous sommes peu touchés par ce mouvement de grève ». Au sein de la clinique de l’Ormeau à Tarbes, les soins courants ne sont pas affectés, mais plusieurs radiologues ont rejoint le mouvement.

Scanpy, le centre d’imagerie indépendant implanté sur le site de la clinique de l’Ormeau, annonce ne plus prendre de nouveaux rendez-vous depuis le 5 janvier et ce jusqu’au 12 janvier. Si les rendez-vous déjà programmés sont bel et bien honorés, les patients qui souhaitent une nouvelle consultation doivent s’adresser à un autre centre d’imagerie.

La liberté médicale en question

Pour garantir la permanence des soins ambulatoires de nuit, l’ARS, en lien avec le Conseil départemental de l’Ordre des médecins, a réquisitionné un médecin généraliste pour assurer la garde et remplacer un médecin généraliste déclaré gréviste. « Pour l’instant, la grève est peu suivie mais pourrait prendre de l’ampleur dans les jours à venir », n’écarte pas Régine Martinet.

Ce mouvement de grève a débuté le 5 janvier à l’appel de plusieurs syndicats de médecins libéraux (dont MG France, principal syndicat des médecins généralistes et la Confédération des Syndicats Médicaux Français) pour dix jours, contre le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2026. Ce texte, adopté fin décembre, est jugé comme insuffisant et punitif par de nombreux praticiens.

Dans leurs communiqués respectifs, les organisations représentatives des médecins dénoncent plusieurs mesures susceptibles de menacer la qualité et l’accès aux soins. Mais aussi un budget jugé trop faible pour faire face à la progression des besoins de santé, notamment en raison du vieillissement de la population.

Le contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail, avec des objectifs stricts et des sanctions éventuelles en cas de dépassement, est également vécu comme une ingérence dans la liberté médicale. La baisse de tarifs de certains actes est également au cœur de la gronde.



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