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Grève nationale dans le secteur social : l’intersyndicale dénonce « un système qui craque de partout »


l’essentiel
La mobilisation nationale des salariés du secteur social et médico-social s’intensifie. Le 10 mars, une grève et des manifestations sont prévues pour dénoncer des conditions de travail insoutenables et un sous-financement chronique. Les revendications incluent des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail.

Le mardi 10 mars s’annonce comme une journée de forte mobilisation nationale pour les salariés du secteur social, médico‑social et de la santé privée, avec un appel à la grève et à des manifestations partout en France. À l’initiative d’une intersyndicale réunissant notamment la CGT, la CFDT, FO et SUD, les professionnels appellent à faire entendre leurs revendications face à des conditions de travail jugées insoutenables et à une rémunération insuffisante.

Cette action intervient alors que le champ sanitaire, social et médico‑social privé non lucratif connaît depuis plusieurs années une tension profonde : manque de moyens humains et financiers, sous‑effectifs chroniques, surcharge de travail et épuisement professionnel. Les syndicats dénoncent un sous‑financement structurel et l’absence de négociations sérieuses sur les grilles salariales au sein des employeurs représentés notamment par l’organisation patronale NEXEM, dont l’assemblée est programmée le même jour à Tours. L’intersyndical entend également être présente à Tours.

« En grande souffrance »

À Tarbes, un rassemblement est prévu mardi 10 mars à 14 h 30, place de Verdun. Les manifestants se rendront ensuite au conseil départemental et à la préfecture des Hautes-Pyrénées. Il s’agit de porter les revendications des personnels du secteur. L’objectif affiché est d’obtenir des revalorisations salariales, des meilleures conditions de travail et davantage de moyens pour assurer l’accompagnement des publics fragiles. En effet, selon les syndicats, « le système craque de partout… Les salariés et les personnels accompagnés sont en grande souffrance ». Cela génère de la violence dans les établissements. De nombreux personnels sont en burn out et les démissions se multiplient.

Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation du monde de la santé et de l’action sociale, à un moment où les acteurs du secteur souhaitent faire reconnaître la valeur indispensable de leur travail et alerter sur les risques pour la qualité des accompagnements et des soins si la situation ne s’améliore pas.



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