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Guerre en Iran : doit-on craindre une pénurie de carburant dans les stations-service de Tarbes ?
Les stations-service de Tarbes voient leurs files s’allonger, alimentées par la peur d’une pénurie de carburant. Bien que les approvisionnements soient stables, les tensions internationales et la hausse des prix inquiètent les automobilistes qui font des réserves.
Depuis quelques jours, il faut s’armer de patience pour faire son plein à Tarbes. Dans plusieurs stations-service de la ville, les files de voitures s’allongent, parfois jusque sur la route. En cause : la crainte d’une pénurie liée aux tensions internationales au Moyen-Orient et à la hausse récente des prix des carburants.
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Dans cette station Total, la scène est devenue familière. Les automobilistes attendent leur tour, certains avec des bidons dans le coffre. Plusieurs clients expliquent venir faire le plein plus tôt que prévu ou constituer des réserves, par peur de manquer.
« Je remplis le réservoir au fur et à mesure car je fais beaucoup de route pour visiter des personnes âgées. Avec ce qu’il se passe, j’ai peur de me retrouver à court de carburant car je vois des gens remplir des jerricans », témoigne une Tarbaise. À la pompe voisine, un autre automobiliste partage son inquiétude. « Les prix grimpent de jour en jour, et je pense que cela ne va pas s’arranger. »
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Comme eux, de nombreux clients affluent depuis trois jours, comme le confirme un employé de la station. « La file de voitures ne cesse d’augmenter mais il n’y a pas de pénurie. Nous sommes approvisionnés tous les jours et nous n’avons reçu aucune alerte indiquant un manque dans les jours qui viennent. »
La peur du vide
Certains consommateurs anticipent aussi pour d’autres usages que la voiture. Une conductrice explique qu’elle fait des provisions pour se chauffer. « J’ai un poêle à pétrole, donc je fais aussi des réserves avant que les prix n’augmentent trop. »
Mais tous les automobilistes ne cèdent pas à la panique. À la station Leclerc Ormeau, réputée parmi les moins chères de Tarbes, certains se montrent plus mesurés. « On nous dit qu’il n’y a pas de problème de stock en France donc je ne suis pas inquiet. Ce qui me désole, c’est que le gouvernement avait annoncé que les prix augmenteraient de quelques centimes. En regardant quelle station était la moins chère, j’ai remarqué que certaines ne se sont pas gênées. Certains cherchent juste à s’enrichir sur notre dos, une fois de plus », estime un automobiliste.
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Si les prix des carburants ont légèrement augmenté à Tarbes ces derniers jours, on est encore loin d’une flambée spectaculaire. Le gazole se situe désormais autour de 1,78 à 1,80 euro le litre, contre environ 1,72 euro la semaine dernière. Le SP95-E10 oscille entre 1,75 et 1,80 euro, soit quelques centimes de plus.
Une hausse liée au marché mondial
La hausse des prix observée ces derniers jours s’explique surtout par la situation internationale. Les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis font grimper le prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Lorsque le prix du baril augmente, les carburants suivent mécaniquement. Même si la France ne manque pas de pétrole dans l’immédiat.
Le prix à la pompe dépend en effet du coût du pétrole brut, du raffinage, du transport et des taxes, qui représentent près de la moitié du prix final. À ce stade, les autorités et les professionnels du secteur se veulent rassurants. Les stations françaises continuent d’être livrées normalement.
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Le principal risque serait plutôt un effet de panique chez les automobilistes qui remplissent leurs réservoirs et des bidons par précaution. Face à cette situation, les pompistes recommandent quelques gestes simples : éviter de stocker du carburant inutilement, faire le plein normalement lorsque le réservoir est bas, et rester attentif aux informations officielles plutôt qu’aux rumeurs.