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HOMMAGE. Il a marqué avec ses peintures hyperréalistes, Bruno Schmeltz a tiré sa révérence
Artiste singulier des Hautes-Pyrénées, le peintre hyperréaliste Bruno Schmeltz laisse une œuvre marquante entre modernité et classicisme. Ses toiles monumentales, offertes au musée Massey, scellent l’héritage d’un créateur enraciné dans les Pyrénées. Voici ce qu’il faut savoir.
La démarche semblait, il est vrai, un peu malaisée en cette fin d’année 2025, et la silhouette bien fatiguée, tandis que le Carmel, à Tarbes, lui offrait enfin ses cimaises, mangées par les œuvres de l’un des plus grands artistes que les Hautes-Pyrénées aient porté.
Le regard, lui, gardait la vigueur et la précision du peintre de renom qu’il fut, qu’il restera. Bruno Schmeltz a choisi une belle journée de printemps pour tirer sa révérence, un de ces jours où la montagne, sa montagne, est à se pâmer, où les arbres regorgent de fleurs et de vie, et où les abeilles s’enivrent enfin, pour mieux régaler le peintre apiculteur qu’il était devenu.
Peintre hyperréaliste
Toulousain, très vite rangé de la vie mondaine et de celle des grands musées, Bruno Schmeltz s’est vite imposé comme un artiste à part, avec ses œuvres grandiloquentes et estampillées hyperréalistes. L’homme de la Séoube, où se trouvait son atelier, n’aimait pas vraiment que l’on s’extasie devant la puissance photographique de ses toiles.

On osera alors avancer cette idée que ses peintures permettaient de nous sentir vivants. Qu’elles magnifiaient ses sujets, bien souvent des petites gens : là, quelques ouvriers au cœur d’une carrière marmoréenne ; ici, une diseuse de bonne aventure au cœur du Far West ; là encore, une femme de ménage dans une rue parisienne. Qu’elles faisaient apparaître en majesté paysages urbains ou montagnards. Motos, voitures ou engins de chantier aimaient aussi y côtoyer les vestiges du passé, des corps nus notamment que l’on aurait bien imaginés en statues grecques. Comme si, entre modernité et classicisme, Bruno Schmeltz ne semblait pas vouloir choisir, l’artiste ayant toujours un coup d’avance et l’amour de l’art antique.
Avant de disparaître, et à l’occasion de l’exposition du Carmel, Bruno Schmeltz avait fait don de deux grands tableaux à la collection d’art contemporain du musée Massey. Nul doute que le public haut-pyrénéen les dégustera comme il se doit dès qu’elles auront trouvé une place de choix au musée. Comme celle qu’occupera bientôt Bruno Schmeltz dans l’histoire de l’art.