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Hôpital : Un robot chirurgical qui change beaucoup de choses


l’essentiel
Cofinancé par l’ARS et les collectivités locales, un robot de dernière génération vient enrichir le potentiel opérationnel de l’hôpital de Tarbes, en même temps qu’il symbolise une nouvelle image, tournée vers l’ambition et le futur.

En ce moment, on parle beaucoup d’hôpital, le projet de nouvel établissement commun à Lanne fait couler beaucoup d’encre, mais uniquement en termes comptables : le coût, le nombre de lits… Mais un hôpital, ce ne sont pas que des chiffres, ce qui fait sa force, c’est d’abord les soignants, médecins et infirmiers, on a un peu tendance à l’oublier dans le débat. Et « on » dit souvent que l’hôpital de Tarbes est désuet, qu’il n’attire pas les jeunes médecins, qu’il a une image dépassée. Et si c’était faux ? Parce que l’hôpital de Tarbes-Lourdes, que l’on croyait condamné à « végéter » en attendant le nouvel établissement, continue en réalité à se moderniser, à vivre. Témoin, l’acquisition d’un robot chirurgical de dernière génération, le Da Vinci XI, qui permet des interventions plus précises, moins invasives, moins traumatisantes. « C’est une réelle avancée, qui témoigne de notre ambition pour le territoire », a résumé Christian Dublé, le directeur de la structure, « qui offre une santé de très haut niveau. » En effet, hormis les CHU et quelques cliniques privées (qui font payer aux patients l’utilisation du robot), ce type d’équipement est extrêmement rare.

« Un projet collectif et attractif »

Et surtout, c’est un projet collectif, cofinancé par l’ARS (500 K€), la CA-TLP (300 K€) et surtout le Département (800 K€). « Quand nous avons demandé aux collectivités de nous soutenir, Michel Pélieu, président du Département, n’a pas hésité une seconde. Ce genre d’équipement n’est pas qu’un assistant opératoire, très utile en digestif et en thoracique, il est le symbole, encore une fois, d’une ambition, et de notre volonté d’attirer de jeunes médecins, c’est un critère d’attractivité qui rejaillit sur toutes les disciplines. Il n’assure pas seulement la santé des patients, mais l’avenir de l’hôpital. L’hôpital de demain, c’est déjà aujourd’hui. » Du miel aux oreilles de Thierry Lavit, président du conseil de surveillance du CH Tarbes-Lourdes. « Qui aurait cru, il y a encore peu, que nous aurions un vrai projet commun entre Tarbes et Lourdes, ce robot en est la preuve, du chemin a été parcouru depuis l’arrivée de M. Dublé, notre hôpital est plus que jamais un pôle d’excellence, avec de jeunes médecins de très haut niveau, comme Hugues Radovitch ou Amandine Pinto, et ce n’est qu’un début. » Michel Pélieu a rappelé que la santé n’était pas une compétence première du Département. « Mais on ne peut pas ignorer cette question sur un territoire comme le nôtre. C’est pourquoi nous avons créé Ha-Py Santé, une structure qui nous a permis d’acquérir le camion Prévent’Timm. Alors, quand nous avons été sollicités pour financer ce robot, nous avons décidé de participer de manière significative, à hauteur de 50 % de l’investissement. Nous l’avons fait sous la forme d’un prêt sur 5 ans auprès du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne, parce qu’au-delà de la qualité de soins que procure ce robot, c’est toute l’image de l’hôpital qui est valorisée, pour ne pas dire transfigurée. Ce qui va attirer de nouveaux médecins, parce qu’ici, on fait de la chirurgie de haut vol, aussi bien que dans les grands centres hospitaliers universitaires. C’est parfois dans les petites boîtes que l’on trouve les meilleurs outils. »



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