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Il aurait dépensé plus de 27 000 euros prélevés sur les comptes de sa mère atteinte de Parkinson, le tribunal le relaxe
Un homme comparaissait devant le tribunal de Tarbes pour abus de faiblesse contre sa mère atteinte de la maladie de Parkinson, décédée depuis. Il aurait prélevé environ 27 000 euros sur les comptes de cette dernière. Il a pourtant été relaxé par le tribunal.
Il avait tout d’un coup « des habits chics neufs, des montres, des bijoux… » déroule, lors de l’une de ses auditions, la fille de Gérard*. Un changement de look radical que le père de famille aurait pu se payer grâce à l’argent de sa propre mère, qu’il aurait utilisé sans qu’elle en soit consciente.
Les faits décrits par le tribunal se déroulent entre 2017 et 2019 à Tarbes. Âgée alors d’environ 80 ans, Juliette*, la mère de Gérard, décédée depuis, souffre de la maladie de Parkinson, diagnostiquée en 2018. Son fils gère ses comptes sur lesquels il a procuration. Il avait également monté un dossier pour être aidant auprès d’elle. Mais au bout de quelque temps, les petites-filles de la victime s’intéressent aux comptes.
Elles y découvrent « des chèques importants, des virements, des paiements dans des magasins. » Il aurait même utilisé l’argent de sa mère « pour payer son propre loyer, ses frais téléphoniques, ses courses », continue la présidente du tribunal.
27 000 euros utilisés
En tout, il aurait utilisé environ 27 000 euros des comptes de sa mère, la laissant même « avec des dettes et des factures impayées. » Elle n’était pas au courant de l’utilisation de telles sommes par son fils, avec qui elle entretenait alors de bons rapports.
La victime affirme lors de ses auditions qu’elle lui donnait seulement sa carte « pour qu’il paye son essence, le manger, mais je me suis retrouvée sans argent, il m’a tout pris. Il m’a volé tout ce que j’avais de côté, les économies de mon travail. »
Car la mère de Gérard était affaiblie par sa maladie, ce que confirme une attestation de son médecin traitant. Un avis partagé par une autre expertise psychologique en 2020, qui note « une vulnérabilité potentielle », sans toutefois présenter de « troubles pouvant altérer son rapport à la réalité. »
Le prévenu relaxé
Dans la salle, le prévenu n’est pas présent pour répondre des faits qui lui sont reprochés et n’était pas représenté par un avocat. La victime étant décédée, aucune de ses filles ou petites-filles n’était présente non plus, ni n’avait missionné d’avocat. Même si l’une des petites-filles s’est portée partie civile.
Malgré les faits, c’est un questionnement juridique qu’a soulevé le procureur de la République. « Si l’abus de faiblesse s’applique sans difficulté pour une personne extérieure à la famille, lorsque nous sommes au sein d’une famille, qui plus est entre mère et fils, on revient à une question successorale. »
Ce n’est donc pas une question à traiter au pénal selon le procureur : « Je pense qu’on est plus dans un litige successoral. Le but de la part des plaignantes est de récupérer des sommes qu’elles espéraient avoir dans le cadre d’un héritage. » Il a ainsi requis la relaxe sur les faits d’abus de faiblesse.
Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur, relaxant le prévenu des faits reprochés.