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Il imite la signature de sa femme comme caution alors que leur restaurant est en faillite, il est condamné par le tribunal de Tarbes


l’essentiel
Faux en écriture et dettes conjugales s’entremêlent dans cette affaire de crédit de 5 000 euros. L’homme, ancien restaurateur, écope d’une amende avec sursis pour avoir imité la signature de son ex‑femme.

C’est une situation qui lui semblait peut-être inextricable. Pourtant, à la barre, les mains jointes, il peine à expliquer ce qui l’a amené à imiter la signature de sa femme, ils sont aujourd’hui divorcés, afin qu’elle se porte caution dans le crédit qu’il venait de signer. Un crédit à hauteur de 5 000 euros, apparemment nécessaire, alors que le restaurant thaï qu’ils avaient ouvert ensemble avait « environ 200 000 euros de dettes à sa liquidation », explique le tribunal. 

Il dit ne pas se souvenir

« Je ne sais plus si ma femme était au courant », tente de se justifier le prévenu, visiblement mal à l’aise à la barre. Il dit même « ne pas se rappeler avoir signé ». « Qu’elle vous ait autorisé ou non, ça reste un faux », soutient le président du tribunal, qui demande : « Que pensez-vous aujourd’hui de cette façon d’agir ? » « Je ne sais pas », hésite le prévenu, aujourd’hui agent contentieux et qui n’avait aucune condamnation à son casier judiciaire.

« Un dossier infamant » 

Un dossier « particulièrement infamant pour lui », a estimé la procureure, qui a requis une peine d’amende avec sursis. « La question de la culpabilité ne se pose pas », a souligné l’avocate de la défense, qui a tout de même mis en avant que son client était encore « démuni face à cette plainte. »

Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 600 euros d’amende avec sursis et 300 euros de préjudice pour la victime au titre des dommages et intérêts. 



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