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Il lui prend le volant, lui met une claque et lui tire les cheveux alors qu’elle conduit


l’essentiel
Un artisan de 42 ans a été condamné ce lundi 30 mars par le tribunal de Tarbes pour des violences conjugales sur son ex-compagne. Des violences commises alors que la victime était au volant.

Ce lundi 30 mars, dans le box des prévenus, il n’arrive pas à détourner son regard. La présidente le rappelle pourtant régulièrement à l’ordre.  » Regardez les magistrats s’il vous plaît, pas la salle « , lui intime-t-elle. C.C. est poursuivi pour des violences conjugales qui ont atteint leur paroxysme le samedi 28 mars. Cette après-midi-là, son ex-conjointe craque. Voilà des jours que l’homme, un chaudronnier de 42 ans, se lamente sous sa fenêtre.  » Ce jour-là, après qu’il a menacé de se suicider, j’ai décidé de l’emmener en Espagne, pour souffler et pour que l’on puisse parler ailleurs « , explique la victime à la barre. Mais la situation lui pourrit la vie depuis des mois :  » Il fouillait dans mon téléphone, quand je partais trop longtemps, c’est parce que je le trompais. Je lui ai proposé d’aller voir un psy, je l’ai emmené chez l’addictologue, dans une salle de sport, j’ai tout essayé pour qu’il aille mieux. Son emprise sur moi était telle que je ne pouvais plus voir ma mère et mes copines « .

À Bossost, la virée tourne court. L’homme qui a consommé de la cocaïne et bu des bières pendant le trajet tente de dérober une cartouche de cigarettes dans un commerce de la frontière. Il se montre très agacé, au retour. Dans la voiture, il insulte son ex-compagne qui est au volant, essaie de la frapper, lui prend les bras, puis le volant, lui met une claque. Pendant que le véhicule zigzague sur l’autoroute, la conductrice crie, panique. Sa seule porte de sortie, pense-t-elle, c’est cette aire de repos à Gourdan-Polignan où elle a bien l’intention de s’enfuir. Impossible, il lui tire les cheveux de plus belle, lui assène une claque et la menace :  » Je vais te tuer « . À Lannemezan, exténuée, la victime se gare, sort de la voiture par la fenêtre et appelle à l’aide devant un garage automobile. L’homme, lui, sort une trottinette électrique du coffre de la voiture et prend la fuite.  » Je n’aurais pas dû lui mettre une gifle, mais elle m’a regiflé derrière « , insiste-t-il. Ses 18 mentions sur le casier judiciaire ne plaident pas en sa faveur.  » Il a eu beaucoup de difficultés à sortir de cette relation « , avance son avocat.

 » Il reconnaît mais il conteste aussi. La victime, particulièrement digne aujourd’hui, s’arrête au niveau d’un garage car elle voit qu’il y a des lumières et que c’est ouvert. C’est bien le comportement d’une victime qui a peur « , fait savoir le procureur avant de demander deux ans de prison avec une interdiction de contact. Dont acte, la cour l’a suivi dans ses réquisitions en prononçant deux ans de prison assortis d’un mandat de dépôt et d’une interdiction de rentrer en contact avec la victime.



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