Actualités Hautes-Pyrénées
Ils squattaient une maison à Tarbes : une famille délogée par la police
Une famille s’était installée illégalement dans une maison de Tarbes, au début du mois de novembre. Les occupants ont été délogés ce vendredi 28 novembre par les forces de l’ordre, sans difficulté.
Ce vendredi 28 novembre, dans la matinée, les policiers sont intervenus pour déloger une famille dans une maison située rue du Corps-Franc Pommiès, à Tarbes. Plus exactement, ici, près de la voie ferrée, dans une maison inhabitée depuis au moins plusieurs mois, une famille s’est installée sans autorisation au début du mois de novembre. Les occupants illégaux ont cassé le verrou pour le remplacer par un nouveau avant de prendre possession des lieux. Selon nos informations, ils ont édité un faux contrat de location. » Le propriétaire a fait valoir la loi anti-squat qui, grâce à un dispositif, peut être accélérée. Le préfet a validé la procédure « , fait savoir le lieutenant de police David Forrest missionné sur les lieux.
Pour rappel, depuis le 1er janvier 2025, la loi anti-squat a durci les règles juridiques. Le délai de trêve hivernale a été supprimé pour les squatteurs, permettant une expulsion toute l’année. La procédure administrative est accélérée auprès du préfet avec un délai de 72 heures pour ordonner l’évacuation.
La famille n’a opposé aucune résistance
Par ailleurs, la sanction pénale est plus sévère. Les mis en cause risquent désormais jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende en cas de violation de domicile. Les forces de l’ordre interviennent également plus rapidement et les propriétaires spoliés bénéficient d’un droit à indemnisation.
La famille a ainsi été délogée en dépit de la trêve hivernale. » Une solution de relogement a été proposée ainsi qu’un repas pour midi mais la famille a refusé. L’intervention a duré moins d’une heure, ils n’ont opposé aucune résistance et sont sortis avec leurs affaires, il n’y a eu aucune difficulté. Par ailleurs, aucune dégradation n’a été observée « , indique encore le lieutenant. Accompagnés par une représentante des services sociaux, les membres de la famille concernée ont fait savoir aux forces de l’ordre qu’ils seraient relogés dans l’entourage. Ce vendredi, en fin de matinée, les policiers sécurisaient toujours la maison en présence du mandataire judiciaire.