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« J’ai peut-être mis un coup sans le faire exprès » : un homme condamné à 3 ans après avoir frappé sa compagne à Argelès-Gazost
Le procès d’un homme jugé pour violences conjugales à Argelès-Gazost révèle des faits contestés mais établis par des preuves ADN. La victime n’a pas porté plainte. Le tribunal le condamne à trois ans de prison, dont un avec sursis.
« J’ai peut-être mis un coup sans le faire exprès, un coup au visage à la limite ». En visioconférence depuis son lieu de détention, J. « assume avoir fait des violences involontaires » (sic) sur sa compagne, Julie*, le 21 décembre 2024, à Argelès-Gazost.
C’est la voisine, chez qui Julie s’est réfugiée, qui a appelé les gendarmes. Ces derniers constatent des traces de violences sur son visage. Un certificat médical établit huit jours d’ITT. Sur place, les gendarmes découvrent des gouttes de sang qui confirmeront l’ADN de J. . Au début, la victime indique aux enquêteurs qu’elle le fréquente depuis peu, alors qu’ils se connaissent depuis l’adolescence et sont ensemble depuis un an. Julie n’a pas déposé plainte. S’appuyant sur cette absence de plainte, J. tente de nier les violences. La présidente Lucile Pichenot lui rétorque, par expérience, « que de nombreuses victimes de violences conjugales ne déposent pas plainte et ne viennent pas à l’audience ».
Sylvain Chardenoux, vice-procureur, invite le prévenu « à travailler sur cette notion de violence… C’est dur d’assumer de taper sa compagne. Vous n’avancerez qu’à partir du moment où vous reconnaîtrez ces violences ». Pour le magistrat, aucun doute, « les violences sont caractérisées et volontaires ».
Me Abadie, conseil de J., souligne que son client est « prêt à suivre une thérapie sur la question des violences familiales… Julie a bon espoir de renouer une relation plus sereine avec J. ». Le tribunal a condamné ce dernier à trois ans dont 12 mois avec sursis probatoire pendant 18 mois, avec obligation de suivre un stage sur les violences conjugales.
*Le prénom a été modifié.