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« J’ai simplement fait une bonne affaire » : un négociant en véhicules revend un utilitaire issu d’un trafic international et se fait attraper par la gendarmerie


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Trafic de véhicules et récidive s’invitent au tribunal de Tarbes. Un vendeur de food trucks, déjà condamné quatorze fois, a écoulé un fourgon volé pour 19 000 euros. Le doute sur sa bonne foi persiste. Tout ce qu’il faut savoir.

« Je vous assure que je ne savais pas. » À Tarbes, un homme a comparu ce 5 mai devant le tribunal correctionnel pour recel d’un véhicule provenant d’un crime ou d’un délit, en état de récidive. Bien que très coopératif à la barre, ce négociant spécialisé dans la vente de food trucks a peiné à convaincre la juridiction de sa bonne foi.

Dès l’ouverture de l’audience, la présidente s’est étonnée de sa situation financière « Comment faites-vous avec votre comptable ? », a-t-elle interrogé, alors que l’intéressé a affirmé ne percevoir aucun salaire. Sa réponse, jugée évasive, a eu le don de laisser planer le doute.

Car l’homme n’en est pas à sa première comparution. Son casier judiciaire fait état de nombreuses condamnations, notamment pour des faits similaires, mais aussi pour violences et vol aggravé avec séquestration.

Un trafic international

L’affaire a débuté en Haute-Savoie, où des gendarmes ont détecté des anomalies dans les fichiers d’immatriculation. Certains véhicules, issus de vols ou d’infractions, parvenaient à circuler avec des papiers en apparence réguliers. Parmi eux, un Renault Trafic classé de manière incohérente en catégorie spécifique (VASP). Alertée, la gendarmerie de Pouyastruc a été chargée de procéder à des vérifications.

Le véhicule, finalement identifié, avait été revendu par le prévenu à un particulier, le maire de la commune. À la barre, il a expliqué l’avoir acquis à Nîmes pour 8 000 euros, sans carte grise conforme et avec un numéro de châssis discordant, avant de le revendre 19 000 euros. « J’ai simplement fait une bonne affaire », a-t-il résumé, affirmant avoir découvert après coup l’origine frauduleuse du véhicule.

Une version qui a peiné à convaincre. « En tant que professionnel, vous avez interdiction d’acheter un véhicule en espèces sans certificat d’immatriculation valable », a rappelé la présidente, pointant également le contexte. « Vous êtes déjà mis en examen dans une affaire de trafic de véhicules. »

Le procureur a dénoncé une « erreur de bonne foi peu crédible au regard du profil du prévenu », évoquant ses 14 condamnations, notamment pour escroquerie. Le magistrat a requis une peine de 300 jours-amende à 20 euros. Des réquisitions suivies par le tribunal.



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