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 » J’ai toujours un tournevis sur moi car mon scooter est en panne  » : il menace sa compagne enceinte, elle trouve refuge dans un salon de coiffure


l’essentiel
Un homme était jugé ce lundi 15 septembre pour des menaces sur sa conjointe. Le Tarbais a brandi un tournevis près de la victime qui s’est réfugiée dans un salon de coiffure.

C’est une dispute qui n’est pas passée inaperçue, vendredi 12 septembre, dans le centre-ville de Tarbes. La patronne d’un salon de coiffure situé près de la place Verdun est alertée, en fin de matinée, par des éclats de voix, dans la rue. Elle appelle le commissariat pour signaler qu’un « homme très énervé menace sa compagne avec un tournevis « . La victime, enceinte de deux mois et demi, trouve refuge dans son salon de coiffure. D’abord sur le pas de la porte, l’homme finit par rentrer dans le commerce, muni du tournevis et agressif. Un représentant du salon finit par le maîtriser et le mettre dehors. Les policiers l’interpellent alors. Mais là non plus, rien ne se passe comme prévu. L’homme s’oppose à la fouille et menace les policiers.

Ce lundi 15 septembre, le fauteur de troubles est appelé à la barre du tribunal de Tarbes. À son arrivée dans le box, le prévenu s’effondre en larmes.  » Je ne l’ai pas menacée, j’étais agressif car j’étais énervé. Je n’envisage plus rien avec elle « , annonce-t-il à la barre, soutenant du regard la victime, dans la salle.  » Pourtant, plusieurs témoins assurent vous avoir vu avec le tournevis à la main. Ce n’est pas une arme gigantesque, c’est sûr, mais c’est un outil dangereux « , observe le président du tribunal. L’homme explique alors :  » J’avais un tournevis dans la main car mon scooter tombe toujours en panne. Je règle le carburateur « .

La victime veut retirer sa plainte pendant l’audience

Le magistrat veut savoir comment se passe la relation de couple.  » Bien, mais il y a des disputes de temps en temps « , notifie le prévenu.  » Bien « , le président du tribunal a du mal à y croire. Trois mains courantes ont été déposées en neuf mois de relation pour des disputes qui éclatent en public.  » Je vis chez ma mère, elle chez son père, on se retrouve toujours dehors « , fait-il savoir. L’homme de 24 ans possède un casier judiciaire garni de 8 mentions pour des faits de vol aggravé, port d’arme, détention de stupéfiants, usage de produits stupéfiants… Ce lundi, interrogée par les juges, la victime répond à demi-voix qu’elle veut retirer sa plainte.

Pour la procureure, « tous les voyants sont au rouge « .  » La victime n’est pas blessée heureusement, parce qu’il y avait des témoins qui sont intervenus », rappelle-t-elle.  » L’attitude intimidante du compagnon est telle que la victime vient de retirer sa plainte « , ajoute la procureure. Elle demande une peine de 16 mois de prison dont 6 mois assortis d’un sursis pendant trois ans. Rudy MBemba, l’avocat du prévenu, préfère une peine  » plus raisonnable « .  » Les disputes ne sont pas à sens unique dans ce couple. Quand monsieur l’insulte, elle répond avec des insultes « , plaide-t-il. Selon lui, son client a surtout besoin d’un accompagnement extérieur.  » Il doit aussi préparer dans les meilleures conditions l’arrivée de son enfant « , insiste-t-il. La cour a trouvé un juste milieu en condamnant l’auteur des faits à une peine mixte de 12 mois de prison dont 6 mois ferme à domicile avec un bracelet électronique et 6 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. Il a également interdiction d’entrer en contact avec la victime.



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