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« La mie du pain » à deux pas de « La mie de pain » : une franchise débarque à côté de sa boulangerie et sème la confusion
Voilà vingt ans que Patrick Gil fait sa boulange à La mie du Pain. Mais l’arrivée de la franchise La mie de pain sème la confusion auprès de ses clients et même des facteurs ou des livreurs !
« Le 1er mai, ça fera vingt ans que La mie du pain existe ! » Une longévité dont Patrick Gil peut être fier, lui qui a ouvert sa première boulangerie à Aureilhan, avant de reprendre celle de Bordères-sur-l’Echez il y a une quinzaine d’années, puis de créer celle du quartier de l’Arsenal, assortie de son drive, le premier alors sur l’agglomération, voilà dix ans. Toujours sous l’enseigne « La mie du pain » et avec la mention « boulangerie » garantissant que l’établissement fabrique son pain.
« C’est ce qu’on fait ici comme à Bordères tous les jours, avec nos 26 salariés dont une quinzaine à pied d’œuvre dès trois heures chaque matin en fabrication avec cinq boulangers et six pâtissiers, explique-t-il. Nous sommes de vrais artisans, avec une façon de faire traditionnelle. Pains, viennoiseries, pâtisseries, tout est façonné ici derrière. »
Et si Patrick Gil tient à marteler ce savoir-faire artisan, c’est que l’émergence, sur le boulevard périphérique, d’une nouvelle boulangerie au nom très proche, a semé la confusion. Il s’agit de la franchise « La mie de pain », fondée dans le Tarn-et-Garonne, et qui compte une soixantaine d’établissements dont un premier à Tarbes depuis quelques semaines, et un second bientôt, avec l’ouverture ce mercredi d’une boulangerie juste en face du Mega CGR. « Il y a un an, j’avais reçu un courrier m’invitant à retirer mon enseigne. Aujourd’hui, je comprends mieux, se souvient Patrick Gil qui ne veut pas polémiquer. Qu’il y ait de la concurrence, c’est le jeu. Mais je souhaite dissiper toute confusion. Nous ne sommes pas eux. »

Car les quiproquos sont nombreux déjà ces dernières semaines. « En trois heures mardi, une dizaine de clients nous ont dit qu’ils étaient allés chez nous en se rendant sur le périphérique, glisse Célia. Et ça, avant même que n’ouvre l’autre point de vente à cent mètres d’ici. » « On a des personnes qui avaient un entretien là-bas et qui se sont présentées chez nous. On reçoit du courrier qui leur est adressé. Et même le camion de meubles avait commencé à tout décharger ici avant de se rendre compte que son contenu ne nous était pas destiné, énumère Patrick Gil. Ce qu’on veut, c’est informer notre clientèle, qui nous connaît et aime nos produits que ce sont deux établissements différents. Nous ne travaillons pas de la même manière et ne souhaitons pas être assimilés à cette franchise. »
Du côté de « La mie de pain », où l’ouverture de la deuxième boulangerie se prépare, prévue pour ce mercredi 26 novembre, on tient à faire profil bas. « Certes nous sommes une franchise, mais nous faisons notre pain sur place. Nous n’avons rien contre M. Gil et ses boulangeries. Il y a de la place pour tout le monde. »