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La sécurité musclée à l’Arsenal à Tarbes : caméras, surveillance permanente, policiers municipaux supplémentaires et prévention
Face aux enjeux de sécurité dans le quartier festif de l’Arsenal, le nouveau maire de Tarbes dévoile un plan ambitieux. Extension massive de la vidéosurveillance, renforcement du centre de supervision urbaine ouvert 24 h/24 avec le recrutement de policiers municipaux et retour des actions de prévention auprès des jeunes : la ville entend répondre aux incivilités et sécuriser les nuits de ce haut lieu de la fête tarbaise.
« La sécurité, c’est un sujet que je prends très au sérieux. » Après la place de Verdun et avant le Caminadour dans une troisième séquence, jeudi soir, le nouveau maire de Tarbes, Pascal Claverie, a annoncé une série de mesures pour sécuriser le quartier de l’Arsenal, fréquenté en fin de semaine par des milliers de personnes, souvent jeunes, pour faire la fête.
Le premier magistrat de la capitale de la Bigorre et son adjoint à la sécurité, Sélim Dagdag, souhaitent renforcer la vidéosurveillance sur le quartier, comme dans tous les autres quartiers de la ville.
« Sur le quartier de l’Arsenal, nous disposons actuellement de cinq caméras de vidéosurveillance. Notre objectif, c’est de mailler l’intégralité des voies et les cheminements piétonniers », explique Thierry Larivière, directeur de la police municipale.
« Des caméras pourraient être positionnées aux entrées et sorties du quartier », ajoute Sélim Dagdag.
« L’objectif, c’est d’augmenter le nombre de caméras à 150, voire 200 sur la ville »
Actuellement, 75 caméras de vidéosurveillance sont installées sur l’ensemble de la ville, mais une proportion non négligeable d’entre elles ne fonctionne pas ou est frappée d’obsolescence. « L’objectif, c’est d’augmenter le nombre de caméras à 150, voire 200 sur la ville », précise Pascal Claverie. « Ce qui représente, selon les estimations, entre 700 000 et 1,5 M€. »
Mais rien ne sert d’accroître le parc de vidéosurveillance s’il n’y a pas de policiers municipaux assermentés derrière les écrans. « Faute d’effectifs au centre de supervision urbaine (CSU), les appels d’urgence étaient transférés directement aux policiers sur le terrain, qui n’avaient pas toujours le temps d’y répondre », expliquent Thierry Larivière et Sélim Dagdag.
« Nous n’allons pas tripler pour autant les effectifs de la police municipale, mais renforcer les effectifs du CSU (situé dans les locaux de la police municipale, rue André-Fourcade), en particulier la nuit », confirme le maire.
« Quatre agents supplémentaires seront recrutés pour que le centre de supervision urbaine fonctionne 24 heures sur 24, soit un coût d’environ 150 000 € par an. Ainsi, les effectifs du CSU pourront alerter les agents en patrouille en fonction de ce qu’ils observent sur les écrans », précisent Sélim Dagdag et Thierry Larivière.
Une action de prévention renforcée
Autre mesure très importante développée par la municipalité : le renforcement du dispositif de prévention assuré par l’association Les Étoiles des Pyrénées.
Comme l’explique son président, Yoan Coronado, l’association à but non lucratif propose des stands de prévention dans les divers lieux festifs, en distribuant notamment des éthylotests, des préservatifs ou encore des capuchons anti-intrusion sur les gobelets.
Présente sur le quartier de l’Arsenal de septembre 2019 à mai 2023, l’association a vu son action interrompue, faute de soutien.
Conseiller municipal délégué à la prévention de la délinquance, Brahim El Batbouti a affirmé « la volonté de la ville d’accompagner » l’association du jeudi au samedi soir sur le quartier de l’Arsenal, en lui versant « une subvention de démarrage » de 8 000 € « pour lui permettre de professionnaliser le dispositif et de recruter un ou deux salariés ». En espérant que l’État et la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées suivront. Un emplacement central lui sera réservé « le long du cinéma CGR, avenue des Forges ».
Par ailleurs, l’amélioration de l’éclairage ainsi que des zones de stationnement « trop anarchiques » du quartier a été évoquée.