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La tournée de l’ADMD à Tarbes : informer sur la nouvelle loi sur l’aide à mourir et encourager les directives anticipées
La tournée estivale de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) a fait étape à Tarbes le 30 juillet. Les bénévoles ont informé le public sur la nouvelle loi sur l’aide à mourir, adoptée le 15 juillet. Cette loi, encadrée, concerne les majeurs atteints de maladies incurables. Le Conseil constitutionnel doit encore l’examiner.
La tournée estivale de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) a fait étape, ce jeudi 30 juillet, place de Verdun à Tarbes. Jusqu’à 14 heures, les bénévoles ont tenu un stand d’information afin d’échanger avec le public sur les questions liées à la fin de vie et de présenter les nouvelles dispositions de la loi sur l’aide à mourir, adoptée définitivement par l’Assemblée nationale le 15 juillet.
À cette occasion, Anne Raynaud, responsable du mouvement des jeunes de l’ADMD, a rappelé la vocation de cette tournée, organisée chaque été depuis onze ans. « Notre objectif est d’aller au contact des gens, de répondre à leurs interrogations, de lutter contre les idées reçues et surtout d’encourager chacun à rédiger ses directives anticipées. C’est le seul moyen de s’assurer que sa volonté sera respectée si l’on ne peut plus s’exprimer. »
Une étape importante
Selon elle, l’adoption de la nouvelle loi suscite un fort intérêt, mais aussi de nombreuses interrogations. « Nous devons souvent démystifier le texte, expliquer ce qu’il autorise réellement et rappeler qu’il est strictement encadré. » L’aide à mourir sera réservée aux personnes majeures, résidant en France, atteintes d’une maladie grave et incurable, dont le pronostic vital est engagé, souffrant de douleurs réfractaires et capables d’exprimer leur volonté jusqu’au dernier instant.
Anne Raynaud souligne que cette réforme marque une évolution importante par rapport à la loi Claeys-Leonetti, qui limitait les possibilités à la sédation profonde et continue dans des situations très précises de fin de vie. « Certaines pathologies, comme la maladie de Charcot, laissaient des patients sans réponse adaptée. »
Les bénévoles ont également détaillé les prochaines étapes avant l’entrée en vigueur du dispositif, avec l’examen du texte par le Conseil constitutionnel, attendu à la mi-août, puis la publication des décrets d’application.
Au cours de cette journée d’information, le stand a reçu la visite de Pascal Claverie, maire de Tarbes, accompagné de Richard Cassou, adjoint à la Santé, venus échanger avec les représentants de l’association sur les enjeux de cette réforme et l’importance de l’information du public. « Je suis totalement favorable à cette loi. Car, quand on regarde les choses en face, c’est une loi qui s’applique déjà depuis longtemps dans le cadre de l’humain à l’hôpital et que l’on est en fin de vie, atteint d’une maladie incurable. Cela s’est déjà pratiqué d’apaiser le patient et de l’endormir. Mais c’était illégal et posait un problème à l’égard des médecins. Donner un cadre légal à ce geste d’humanité, c’est important. Je crois qu’au niveau politique, il faut que les bonnes décisions soient prises. Je crois que si l’on était amené à faire un référendum, le résultat on le connaît d’avance. Les Français sont pour ne pas vivre longtemps quand la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Les personnes qui ont été confrontées à ce problème sont favorables aux directives anticipées », estime Richard Cassou.