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L’autodidacte qui veut bâtir le Tarbes de demain


l’essentiel
Originaire des quartiers populaires de Tarbes, Marc Andrès s’est construit à force de travail jusqu’à devenir chef d’entreprise, juge au tribunal de commerce puis adjoint aux travaux et à l’urbanisme. Fidèle à Pascal Claverie, il entend désormais mettre son expérience au service d’une transformation durable de la ville, entre rénovation énergétique, mobilités douces et reconquête des quartiers.

Un homme qui s’est fait tout seul à la force du poignet : c’est ainsi que l’on pourrait résumer Marc Andrès qui a suivi la même trajectoire de vie que le maire de Tarbes Pascal Claverie.

Comme son grand-père ou son père, il aurait pu être arsenaliste mais a refusé la proposition qui lui tendait les bras, conforté par l’avis du psychologue à l’entretien d’embauche : « Vous allez vous ennuyer ».

Le nouvel adjoint au maire de Tarbes qui lui a confié la délégation cruciale et colossale des travaux, de l’urbanisme, de la commande publique, du plan vélo et des mobilités douces, déteste s’ennuyer.

C’est pour cela sans doute qu’il a choisi le secteur du bâtiment et est devenu très vite chef d’une entreprise dans l’électricité et le génie climatique puis commerçant dans les robes de mariée et le vin.

« C’est grâce à ma petite sœur que nous avons eu l’eau chaude »

Fils d’immigré espagnol, il est né dans une famille modeste, à une époque où l’exigence de confort n’était pas encore la norme. Son enfance a débuté dans le quartier du Clozier puis dans les baraquements en bois de ce que l’on nommait jadis le camp des Indochinois, dans le secteur du lycée Sixte-Vignon.

Avant de déménager au quartier nord à la cité Carrère « où mes parents qui venaient d’avoir un troisième enfant, ont eu la chance d’obtenir un appartement. C’est grâce à ma petite sœur que nous avons eu l’eau chaude » s’amuse-t-il.

La vie n’a pas toujours été facile pour cet homme qui confie « avoir mangé des patates à l’âge de 17 ans ».

« J’aurais pu mal tourner mais c’est parce que mes parents m’ont transmis des valeurs, une bonne éducation et que je suis très croyant, que je suis resté du bon côté de la force » déclare celui qui confesse avoir « voulu rentrer dans les ordres » mais qui se contente aujourd’hui de réaffirmer son « attachement à l’église Saint-Antoine ».

« Avec Pascal Claverie, on se ressemble »

Après avoir été élu à la Chambre de commerce et d’industrie, c’est en tant que juge au tribunal de commerce qu’il a connu Pascal Claverie, en suivant des formations ensemble notamment à l’École nationale de la magistrature.

« On se ressemble. En 2020, il m’a demandé de le suivre pour la campagne électorale de Gérard Trémège. J’ai fait mes premiers pas comme conseiller municipal délégué. C’est donc tout naturellement qu’en 2025 j’ai choisi de partir dans l’équipe de Pascal Claverie, parce que c’est un chef d’entreprise comme moi, respectueux des personnes, intègre, travailleur, disponible et à l’écoute.

C’est un homme d’action, un élu de proximité, visionnaire, qui a su s’entourer et faire confiance aux élus de la majorité. Nous travaillons en équipe au service de l’intérêt général ».

« Transformer durablement la ville »

Marc Andrès est « élu pour les Tarbaises et les Tarbais » et « pour investir et transformer durablement la ville de demain ».

« Ce qui m’intéresse également, c’est de mettre en valeur toutes les équipes de la ville qui travaillent avec moi » souligne celui qui ne conçoit pas le travail autrement que dans un cadre collectif. « Je n’ai pas besoin d’exister et je sais d’où je viens » confie-t-il.

Il attache aussi une grande importance à sa collaboration avec l’architecte des Bâtiments de France, pour apporter de la valeur ajoutée et une cohérence architecturale aux projets municipaux, dans le respect du périmètre de protection du patrimoine historique, à préserver.

S’il travaille en ce moment plus particulièrement sur la rénovation énergétique des écoles, à moyen terme, l’élu « veut agir sur la réduction des logements vacants, le stationnement, la voirie, l’embellissement des quartiers ».

« Pour rendre la ville plus attractive », il souhaite « mettre en place un plan vélo plus cohérent et continu », « des zones à 30 km/h ou de rencontres à 20 km/h en centre-ville, pour favoriser les mobilités douces et prioriser les cyclistes et les piétons » ou d’autres « aménagements structurants à plus ou moins long terme » comme place de Verdun.



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