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« Le plus dur à vivre, c’est se nourrir, surtout avec une fille de 13 ans et six chats « , témoigne une bénéficiaire de la Croix-Rouge
La Croix Rouge intensifie ses maraudes à Tarbes pour soutenir les sans-abri, en période de grand froid. Nous avons fait témoigner Damien, sans domicile depuis 7 ans, espère un emploi. Emmanuelle, mère de famille, témoigne aussi de ses conditions de vie.
À Tarbes, la Croix Rouge part à la rencontre des personnes sans-abri et en situation de précarité en organisant plusieurs maraudes à travers la ville. Sur la place Marcadieu, Damien et Emmanuelle, tous deux dans le besoin, sont venus à la rencontre des bénévoles pour trouver du réconfort et se nourrir.
Cela fait 7 ans que Damien est sans-abri. Sa situation est instable : après avoir connu plusieurs foyers, il trouve maintenant refuge à l’hôtel. Actuellement sous tutelle, Damien est reconnu psychologiquement malade et peut bénéficier de l’allocation aux adultes handicapées (AAH), un revenu lui permettant de payer ses lieux d’hébergement.
Malgré la difficulté, il continue à se démener pour trouver un emploi. Damien aimerait travailler en ESAT, des établissements ou services d’accompagnement par le travail.
Ce type de centre offre un soutien médico-social éducatif aux personnes handicapées ne pouvant temporairement ou durablement exercer une activité professionnelle. Son psychiatre doit d’abord évaluer s’il est en capacité de travailler, mais Damien a de l’espoir, comme en témoigne sa devise : “Le rebondissement et l’invention c’est le plus important”.
Elle espère bientôt du chauffage
De son côté, Emmanuelle a un appartement depuis un mois sur Tarbes, où elle loge avec sa fille de 13 ans et ses six chats tandis que le reste de sa famille vit dans les Vosges.
Bien que bénéficiant d’un logement, sa situation est précaire : cette mère de 48 ans a été expulsée de son ancien foyer, puis les dettes se sont accumulées. Actuellement sous curatelle, elle touche 30 euros par semaine pour vivre. Elle attend de recevoir un frigo dans son logement déjà bien équipé (elle a l’eau, l’électricité et le gaz).
Pour remédier à la précarité de sa situation, et par manque d’occupation, Emmanuelle recherche activement du travail.
Sans hésitation, elle affirme : “Le plus dur à vivre, c’est se nourrir, surtout avec une fille de 13 ans et six chats. Je ne mange que lorsqu’il y a des maraudes”. Lorsqu’elle est au courant, elle se déplace.
Sa curatrice lui a récemment avancé de l’argent pour acheter de la nourriture auprès de l’association Saint-Vincent et des Restos du Cœur.