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« L’or olympique, c’est la quête éperdue de la première partie de ma vie » avoue Maxime Pianfetti, l’escrimeur tarbais déjà médaillé olympique


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Policier sportif de haut niveau, Maxime Pianfetti, médaillé de bronze au sabre par équipe aux JO de Paris, a effectué « un stage d’immersion » au commissariat de Tarbes. Rencontre avec un jeune homme au corps sain et à la tête bien faite.

« Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’accueillir un médaillé olympique au commissariat de Tarbes ». Depuis une semaine, Vincent Gorre, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) des Hautes-Pyrénées et ses collaborateurs, ont le privilège de recevoir Maxime Pianfetti, médaillé de bronze au sabre par équipe aux JO de Paris, pour « un stage d’immersion ».

Depuis 2022, l’escrimeur a intégré l’équipe de sportifs de haut niveau au sein de la police nationale, dans le cadre de la Mission sport créée pour préparer les JO de Paris 2024.

« Avec le double objectif d’en faire des ambassadeurs de la police nationale auprès des Français, et des ambassadeurs du sport auprès des policiers » explique Vincent Gorre.

Un contrat gagnant-gagnant qui permet au vice-champion du monde de sabre en 2022 « de se consacrer quasiment à 100 % à son sport » tout en préparant son avenir.

Celui qui a débuté à l’Amicale Tarbaise d’Escrime à l’âge de cinq ans, vit et s’entraîne « quatre à sept heures par jour, selon les périodes » à l’INSEP (institut national du sport, de l’expertise et de la performance) à Paris, et revient très rarement dans sa ville natale « sauf pour voir mes parents à Noël ».

Et pour son « immersion » au commissariat de Tarbes où il a notamment pu découvrir les missions de la police nationale « qu’il connaissait très peu » et sa division de la police scientifique.

« La rigueur des études m’a servi pour l’escrime »

« J’ai un profil et une vocation très scientifiques. Plus tard, j’aimerais travailler dans la police scientifique » indique le médaillé olympique de 26 ans qui a su mener de front le sport de haut niveau et de brillantes études supérieures en classe préparatoire de mathématiques au lycée Théophile-Gautier à Tarbes, puis à la faculté de La Sorbonne en mathématiques fondamentales.

Un esprit sain dans un corps sain : « Durant ma classe préparatoire, j’ai décroché deux fois le titre de champion d’Europe des moins de 20 ans. La rigueur des études m’a servi pour l’escrime ».

En attendant de devenir l’un des « experts » de la police nationale, Maxime Pianfetti vise une autre cible : celle des championnats du monde en 2026 et en 2027 et surtout l’or olympique à Los Angeles « en individuel et par équipe » en 2028.

« C’est le Graal de l’escrimeur et de l’enfant tarbais. Je me revois encore petit dans mon club admirer les Touya et Nicolas Lopez, la médaille autour du cou, témoigne-t-il. C’est comme la recherche d’un trésor difficile mais pas impossible à atteindre. C’est la quête éperdue de la première partie de ma vie ».

Maxime Pianfetti a conscience que les JO sont le seul événement planétaire à jeter la lumière sur un sport peu médiatique. L’escrime et en particulier le sabre, reconnaît-il, reste abscon pour le commun des mortels qui comprend une seule chose : « toucher sans se faire toucher ».

Pour donner des clés de lecture au profane, il préfère comparer le sabre à une partie d’échecs où « il faut réussir à lire dans le jeu de l’adversaire, dans son schéma corporel, son attitude, sa gestuelle ».

Une discipline à cheval « entre la technique, la stratégie et la tactique » qui comporte « de plus en plus une dimension physique » explique celui qui déplie sa taille de grand échalas flirtant avec les 1m90.

« Mais avant de penser à la performance, il faut d’abord essayer de prendre du plaisir et de s’amuser, c’est primordial dans mon sport » glisse-t-il.

Son supérieur exprime « une forme d’admiration pour les sacrifices qu’il a dû consentir pour arriver à ce niveau » et « un honneur et une fierté d’accueillir et de soutenir un grand champion qui a porté haut les couleurs de la France et de la police nationale, notamment lors des JO de Paris ». Maxime Pianfetti et Vincent Gorre partagent « les valeurs d’abnégation, de dépassement de soi, de dévouement, de courage et de travail en équipe » communes au sport de haut niveau et à la police nationale.



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