Actualités Hautes-Pyrénées
Marcadieu, Martinet : bruits, stationnement, les riverains de Tarbes excédés par des nuisances et des incivilités récurrentes près de l’Adour
La réunion de quartier du Martinet a mis en lumière plusieurs tensions d’insécurité et de stationnement. Des habitants de la rue de l’Adour se plaignent d’un « été d’enfer » malgré huit verbalisations. La police municipale promet d’intervenir. L’enjeu se précise.
La sécurité aux abords de l’Adour a notamment été évoquée lors de la réunion de quartier Marcadieu, Martinet, Marne, Vignemale, Castors, ce mercredi 12 novembre à la Bourse du travail. Un riverain explique en substance que des habitants de la rue de l’Adour ont vécu un été d’enfer. En cause, de la musique forte, des barbecues, un bazar incessant, des véhicules garés sur le trottoir qui empêchent les piétons de passer. « On a alerté la police municipale, fait une lettre, une pétition » rappelle le riverain. Thierry Larrivière, chef de la police municipale, précise que son service a reçu « onze appels et a verbalisé à huit reprises. Vous nous appelez, on vient, on verbalise ».
« Casse de véhicules à ciel ouvert »
Un autre habitant rebondit sur un sujet récurrent : le nombre important de véhicules en lien avec le garage du Martinet qui squattent les places de stationnement du parking de la Bourse et celui de la résidence sise au numéro 12 dont les occupants ne savent plus où se garer. « C’est une casse de véhicules à ciel ouvert en centre-ville de Tarbes » peste un habitant. Gérard Trémège, maire de Tarbes, l’invite « à ne pas exagérer ». Thierry Larrivière précise qu’il avait pris langue avec le garage mais il ne fait plus rien depuis qu’un collectif de citoyens a fait une action en justice contre le garage. Il ajoute qu’il est passé ce matin devant le parking de la Bourse et qu’il y avait neuf places de stationnement libres.
Toujours rue de l’Adour, un habitant se plaint que certains nourrissent les pigeons avec les nuisances qui en découlent. Avec humour, le représentant de la police nationale réplique que « face aux pigeons, on ne peut pas faire grand-chose ». Et d’ajouter : « En revanche s’il y a tapage, appelez le 17, on le constatera et on verbalisera. Toutefois, cela n’y mettra pas forcément un terme définitif ».
Enfin, en matière de propreté, une habitante du quartier estime qu’il « est courtois de nettoyer son trottoir ». Gérard Trémège en profite pour citer l’adage populaire : « Que chacun balaie devant sa porte ».