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Municipales 2026 à Tarbes : une gauche divisée cherche l’union pour un changement politique radical
TCES, ou Tarbes Citoyenne Écologique et Solidaire, entend bien porter la voix de la gauche aux municipales, tout en souhaitant toujours l’union avec Unitaires. Mais pour l’heure…
Les circonvolutions ne sont pas le genre de la maison. « Il faut reconnaître que nous sommes dans une situation politique particulière, suite à la démission de Gérard Trémège », entame Hervé Charles, « je rappelle au passage que nous n’avons jamais instrumentalisé cette affaire, mais maintenant que le jugement est tombé… Il faut bien dire que ça a plombé ce dernier mandat, la majorité en sort abîmée et au sein des services, c’est le flou, après des années avec un maire omnipotent, on sent un besoin de changement. Or, si l’on regarde nos adversaires, ils viennent tous de là : Lagonelle a été adjoint, puis il s’est écarté, mais il n’a jamais voté contre le budget… Garnier a été certes au centre du réacteur, mais il n’a jamais été élu, alors quand il dit qu’il ne veut pas laisser la mairie à des gens inexpérimentés, il y a un paradoxe, non ? C’est pareil pour Claverie, il a soutenu la majorité. Et Peyrègne est lui aussi un ancien de l’époque Trémège. Nous, ce que l’on propose, c’est de changer de politique, mais surtout de la manière d’exercer ».

« Changer, pour de bon »
Changer de politique, c’est donc adopter une politique de gauche. « Nous avons un projet social et écologiste, basé sur la participation et la coconstruction, nous voulons que les Tarbais se rapproprient leur ville, qu’ils soient acteurs de son avenir, de leur avenir », assure Rebecca Caley, elle aussi élue depuis 2020, « ce qui m’a permis de rencontrer des gens, de voir les leviers. Il faut à Tarbes une gouvernance renouvelée, avec plus de transparence, il faut en finir avec les pratiques autocrates, associer davantage des agents municipaux. Nous voulons une ville citoyenne et solidaire, qui propose des logements décents pour tous, le CCAS doit y prendre sa part, un nouveau centre de santé axé sur la prévention et les plus fragiles. On peut aussi agir sur le pouvoir d’achat, en instaurant une école vraiment gratuite, des transports urbains gratuits, un vrai plan vélo. On parle beaucoup de sécurité dans cette campagne, nous pensons que le logement et l’accès à l’emploi dans les quartiers font partie de l’équation et sont même la solution. L’égalité sociale est un facteur d’apaisement. »
L’union reste l’objectif
Reste que tout cela ne sera applicable qu’en cas de victoire, et elle passera par une union de la gauche. Or, on en est loin… « Les dernières réunions avec Unitaires ont été à notre initiative, je le rappelle », insiste Hervé Charles, « de toute façon, l’union est dans notre ADN, TCES est née comme ça. » Et quand on lui dit que les gens d’Unitaires sont aussi demandeurs… « Peut-être, en tout cas, Kevin Gracia a mon numéro, il peut m’appeler quand il veut. » Sans toutefois nier certains désaccords. « Nous insistons pour qu’il n’y ait que des Tarbais sur la liste, c’est capital. Ensuite, je revendique la tête de liste, par légitimité, depuis 6 ans, nous avons fait le job. Et je me souviens qu’en 2020, Kevin Gracia était sur une liste de droite à Séméac. Alors, quand il réclame le rassemblement à gauche… » Ambiance…