Actualités Hautes-Pyrénées
Municipales à Tarbes. Propreté, sécurité, mobilité douce : Si vous étiez maire de Tarbes, que feriez-vous en priorité ?
Nous avons demandé aux Tarbais qui fréquentent le marché Marcadieu du jeudi quelles seraient leurs priorités s’ils étaient élus maire de Tarbes les 15 et 22 mars prochains.
En ce jeudi matin de tempête Nils, les clients du marché de la halle Marcadieu semblent avoir la tête ailleurs.
Alors, même si nous sommes à peine à un mois du premier tour des élections municipales, la question « Si vous étiez maire de Tarbes, que feriez-vous en priorité ? » les cueille à froid.

« Proposer davantage de parkings gratuits et permettre aux jeunes de trouver un logement, car c’est vraiment compliqué pour eux de venir habiter à Tarbes » répond pêle-mêle Abdel, 62 ans, qui a travaillé dans le secteur des matériaux avant de revenir prendre sa retraite à Tarbes. Il veut aussi « qu’on voit plus de policiers le soir ».
« Si j’étais maire, je m’occuperai d’abord de nettoyer les trottoirs »
Comme Christian, 67 ans, sensible probablement aux propositions de plusieurs candidats « de créer un bureau de police à l’Arsenal », son quartier qui subit les nuisances des nuits festives.
« On a tous fait la fête quand on était jeune mais ce n’est pas normal qu’on retrouve des bouteilles éclatées sur la route devant chez nous, au petit matin ».
Si la question de la sécurité est chère à celui « qui vient de se faire cambrioler », elle est loin de revenir systématiquement dans la bouche des retraités qui fréquentent le marché ce jeudi matin.
Ancien instituteur, Louis qui ne fait pas ses 94 ans, est davantage préoccupé par la propreté de la ville : « Si j’étais maire, je m’occuperai d’abord de nettoyer les trottoirs encombrés de poubelles, de crottes de chiens et de poteaux électriques. Je pense surtout aux malvoyants et aux personnes sur fauteuil roulant ».
« Moins de voitures en ville et plus de sécurité pour les vélos »
Lydie, fringante sexagénaire à la taille svelte, est davantage portée sur les mobilités douces.
« Si j’étais élu maire, je ferais en sorte qu’il y ait moins de voitures en ville et de favoriser les conditions de sécurité pour circuler à vélo, avec la mise en place de vraies pistes cyclables et d’un plan cohérent entre elles.

D’autant que Tarbes est une ville plate qui se prête très bien à la pratique du vélo. Il y avait une vraie culture à l’époque de l’Arsenal ».
Jean-Claude supporter et bénévole du Stado et Jean-Pierre président des amis du club de rugby de Barbazan-Debat, souhaitent redorer l’image de « Tarbes, ville sportive » qui en a pris un sacré coup ces derniers mois.
Si la ville n’est évidemment pas la seule responsable de la situation du TGB liquidé et du Stado en difficulté, ils pensent que le maire de Tarbes doit jouer « un rôle moteur » et que les entreprises locales doivent s’engager davantage dans le soutien des clubs sportifs.
Sur un tout autre sujet, ils pensent aussi que les consommateurs doivent se montrer pus responsables « pour faire vivre le commerce de proximité » et ne pas tout acheter depuis leur smartphone, sur leur canapé. Un vœu pieux qui dépasse largement le rôle d’un maire.