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Municipales. Eric Peyrègne : « Qu’on le veuille ou non, c’est une élection politique ! »


l’essentiel
Pour Eric Peyrègne (UDR/RN), il est temps de mettre cartes sur table. Et il pointe le manque de réalisme et de surtout de positionnement politique de ses adversaires qui, selon lui, « avancent masqués ».

« C’est un moment de choix, comme pour le pays dans quelques mois, les Tarbais doivent choisir un cap pour leur ville. Au niveau national, 60 % des Français veulent un changement. » Eric Peyrègne, à son habitude, n’y va pas par quatre chemins : « Une élection municipale, qu’on le veuille ou non, c’est une élection politique. Alors, maintenant que les listes sont déposées en préfecture et que l’étiquette leur a été appliquée, ça me fait rire : M. Claverie est crédité de « divers centre », qu’est-ce que ça veut dire ? Et M. Garnier, « divers droite ». Il faut dire la vérité, M. Claverie, c’est la Macronie ! Quant à divers droite, ça n’a pas de sens, il n’y a qu’une droite, et c’est nous ! D’ailleurs, il n’a même pas eu le courage de prendre sa carte chez LR, et le responsable départemental n’est pas sur sa liste. En clair, si l’on peut dire, c’est le « tous ensemble », la même chose qu’en haut ! »

« Il est temps de dire la vérité »

Et de railler les programmes de ses adversaires. « On a moqué ma volonté de tripler la police municipale, au prétexte que ce serait cher. Mais eux ! L’un veut créer une foncière municipale pour racheter des immeubles, l’autre un parking souterrain. Ça coûterait 70 M€ ! Avec de l’argent public ! Je préviens les Tarbais, avec eux, vous allez sortir le carnet de chèques ! Et je rappelle que MM. Claverie et Garnier sont complices de l’élection de nos deux députés ; une LFI et un Front de Gauche. Tout cela, on n’en veut plus. Qu’ils arrêtent de se cacher, divers centre, divers droite, ils sont juste divers ! » Avant de revenir sur Michel Garnier qui « selon que ça l’arrange ou non, il s’arroge l’héritage de Gérard Trémège, ou il ne l’assume pas. Je lance un appel aux électeurs « trémégistes », dès le 1er tour, ne vous trompez pas ! »

« Des finances pas si saines »

Du politique à la finance, il n’y a qu’un pas. « On entend dire que les finances de Tarbes sont saines », a poursuivi Bruno Desprès, « mon futur adjoint aux finances » l’a présenté Eric Peyrègne, « ce n’est pas vrai. L’autofinancement par habitant est de 62 €, contre 128 € à Perpignan, et 166 € à Béziers. Des villes que nous n’avons choisies au hasard… À Tarbes, le fonds de roulement est nul, et la dette est de 1 260 € par habitant. Des villes comme Rodez sont à zéro dette. Il faudra faire la chasse au gaspi, 56 % du budget va au fonctionnement, il y a des marges d’économies à réaliser, on fera des ratios par service. Il faut mettre un terme aux taxes exorbitantes, aux impôts insupportables. » Avant de revenir sur l’économique pur. « On a eu une réunion avec Jordan Bardella la semaine dernière, à Perpignan, j’ai rencontré des industriels désireux de venir s’installer chez nous, ils attendent juste que ça bascule. Nous leur déroulerons le tapis rouge, et ils viendront. Il faut juste mettre un terme au copinage, des entreprises qui viennent, c’est de l’emploi. Il faut arrêter de se servir de l’argent public comme si c’était le leur, il faut amener davantage de privé, des investisseurs privés, dans notre ville. Je serai le maire de l’action, pas celui des promesses et de l’illusion, je serai le maire du développement et de l’avenir de Tarbes. »



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