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« Pédophile » tagué sur les murs : le choc des gérants du restaurant le Monocle à Tarbes


l’essentiel
Des mots ignobles tagués en pleine nuit, une terrasse vandalisée et une réputation brutalement visée : les patrons du Monocle, à Tarbes, ont découvert dimanche matin avec effroi l’acte de vandalisme « sordide » dont ils ont été victimes, et comptent déposer plainte.

« C’est totalement révoltant » : dimanche matin, en ouvrant leur établissement pour préparer leur service du midi, Matthew Bayliss et sa compagne Cassandra Potier, les gérants de la brasserie Le Monocle, située entre la rue Bertrand-Barère et la rue Georges-Lassalle, ont eu la très désagréable surprise de découvrir une inscription abjecte.

« 14 ans, pédofile, ma fille » pouvait-on lire de manière fragmentée à plusieurs reprises sur les trois façades de l’établissement, en fermant les yeux pudiquement sur l’énorme faute d’orthographe.

Des jardinières saccagées

Des accusations sordides qui ont sans pour but de jeter l’opprobre sur la réputation des gérants du restaurant ou leurs salariés.

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » pensent sans doute les auteurs de cet ignoble barbouillage. Mais les gérants sidérés par la violence des propos, ne comprennent pas à qui s’adresse le message qui veut jeter en pâture des ennemis non désignés à la vindicte populaire.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la terrasse a été également vandalisée comme les jardinières saccagées et il manquait le premier O du Monocle qui a été arraché.

« C’est tellement facile et petit. Je n’ai pas de mots » réagit à chaud Cassandra Potier qui a informé la mairie de Tarbes de l’incident et s’apprêtait à déposer plainte au commissariat de Tarbes au moment où nous l’avons rencontré.

« Peut-être quelqu’un jaloux de notre réussite »

De son côté, Matthew Bayliss hésitait entre la stupéfaction et la colère. Le chef qui sort à peine d’une longue hospitalisation, était déjà à pied d’œuvre dimanche matin pour nettoyer l’infamie, avec quelques amis et commerçants voisins. Il trouve l’abjecte inscription « hyperdiscriminante » et est persuadé que le responsable de cette mauvaise littérature « sera retrouvé ».

« On ne sait pas qui est visé. Qui est l’auteur de ce message horrible ? Peut-être quelqu’un jaloux de notre réussite. On vient d’ouvrir notre terrasse. On travaille très bien et on est complet tous les jours ». De nature à jeter l’opprobre sur la réputation des gérants du restaurant ou leurs salariés.



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