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Pétanque : en couple dans la vie, Maryse Bergeron et Lionel Albert vont jouer les Mondiaux à Rome


l’essentiel
Le Souessois Lionel Albert et Maryse Bergeron, la Canadienne aux 47 titres qui a participé à tous les championnats du monde de 1998 à 2019, soit 27 participations (6 médailles, 2 argents au tir de précision et 4 de bronzes dont 2 au tir de précision), s’apprêtent à disputer les Mondiaux 2025.

C’est chaque année un plaisir que de les voir venir passer quelques jours en Bigorre pour voir la famille à Soues. Tout en en profitant pour jouer quelques gros rendez-vous de Pétanque dans l’hexagone.

Du Stado au Quebec par amour

Lui, c’est Lionel Albert, Souessois pur jus, et devenu canadien par amour pour sa belle. Elle, c’est Maryse Bergeron, une icône de la pétanque tant canadienne qu’internationale, une habituée des séjours en France l’été. « J’y viens depuis 1994 », dit-elle. Et c’est en passant par la Bigorre (avec ses sabots ?) qu’elle a rencontré Lionel, pétanqueur licencié au Stado que tout le monde appelait « le berger ». L’amour a fait le reste. Et le berger est parti dans les espaces enneigés du Quebec. Où il est devenu un pétanqueur de talent, un des dix (on exagère ? mais non) meilleurs de là-bas.

Maryse Bergeron, une championne canadienne au style inimitable

Maryse, ça fait plus de vingt ans qu’elle est dans le circuit des meilleures. Et reconnue comme telle. Mais connue aussi pour son look improbable, un style a nul autre pareil, et une gouaille toute provençale. Un personnage.

Et si cette année leur séjour en Europe est plus long que d’habitude, c’est qu’ils vont passer quelques jours à Rome, où vont se jouer du 17 au 22 septembre les mondiaux de pétanque versions doublettes et tête à tête.

Et ils y vont pour jouer, tous les deux. Pour y représenter le Canada. « Je vis un rêve », dit Lionel. Maryse y va avec quelque ambition, mesurée certes, mais… « un quart de finale serait une bonne performance », elle annonce, s’appuyant sur ses résultats récents.

L’étonnement des retraités souessois

« Palavas, je suis déçue ; on perd en quarts et j’ai les boules pour gagner ». Mais des perfs ailleurs, à Espalion par exemple, et la dernière en demi-finale à Auch fin août. Avec à chaque fois une partenaire différente : « Je suis obligée de les chercher moi-même, sur les réseaux sociaux », dit elle devant notre étonnement qu’elle ne soit pas contactée par des filles reconnues. « Jamais on ne m’a fait cette faveur ». Mais Maryse c’est aussi un grand cœur, qui n’hésite pas à jouer les éducatrices auprès des très jeunes. Et qui se plaît à se mêler à une partie où qu’elle soit.

Les retraités qui jouent sur le boulodrome de Soues n’en sont pas revenus d’avoir une telle partenaire l’autre jour. En toute simplicité.



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