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PORTRAIT. Il a connu les débuts au jardin Massey, les grandes nuits des créations et les haras : Yannick Belfégas raconte 27 ans de bénévolat à Équestria


l’essentiel
Depuis 1999, Yannick Belfégas fait partie des visages incontournables d’Équestria. Fidèle parmi les fidèles, ce bénévole tarbais a accompagné toutes les grandes évolutions du festival, des débuts au jardin Massey jusqu’à sa renommée internationale. À l’occasion de la 30e édition, il raconte une aventure humaine qui, vingt-sept ans plus tard, continue de le faire vibrer. Portrait.

Cela fait 27 ans que Yannick Belfégas pose sa semaine de congés pour Équestria. Et pour rien au monde il n’aurait manqué cette nouvelle édition. Avec la trentaine de bénévoles mobilisés pour le trentième anniversaire du festival consacré aux arts équestres, celui qui fait figure du plus ancien d’entre eux  était déjà à pied d’œuvre, ce dimanche 19 juillet, dans les haras de Tarbes.

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Deux jours avant l’ouverture au public, tous se sont retrouvés pour peaufiner les derniers réglages avant d’entrer en piste. Chacun son poste : certains accueilleront les spectateurs ou assureront la billetterie, d’autres veilleront au confort des artistes. Lui sera chargé du parking partenaires.

« Équestria, c’est mon Club Med à moi », sourit-il. « Ici, je fais des activités physiques, je rencontre du monde, j’ai découvert un autre univers. » L’une de ses nombreuses missions consistera à faire stationner près de 300 véhicules dans un mouchoir de poche. « On le fait toujours avec le sourire parce que les visiteurs doivent passer un bon moment. »

Un lien de confiance

Les bénévolesd'Equestria se sont donné rendez-vous deux jours avant l'ouverture au public afin de peaufiner les derniers détails.
Les bénévolesd’Equestria se sont donné rendez-vous deux jours avant l’ouverture au public afin de peaufiner les derniers détails.
DDM Sophie Loncan.

Ingénieur en électronique dans une entreprise spécialisée dans les systèmes d’alerte (incendie, attentat ou alerte à la population), Yannick passe ses journées « assis à réfléchir », comme il s’amuse à le dire. Alors, chaque été, il troque son bureau contre les allées des haras. « Je suis là pour aider les gens, c’est ce qui me plaît le plus. Entre être assis sur son canapé devant la télé ou aider les autres, c’est quand même plus rigolo d’être utile. »

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Lorsqu’il rejoint l’aventure en 1999, Équestria n’en est qu’à sa troisième édition et se déroule encore au jardin Massey. « C’était encore la partie Far West où on inventait tout au fur et à mesure. Chaque année était différente. »

Depuis, il a vu le festival grandir, déménager aux haras, devenir payant avant de retrouver la gratuité, acquérir une renommée internationale, puis se réinventer après le Covid. Longtemps, il a été « homme de piste », au plus près des artistes, chargé des accessoires et des coulisses.

« Avant d’être bénévole à Équestria, je ne connaissais rien au monde équestre. » Pourtant, c’est là qu’il garde son plus beau souvenir. « À la fin d’une édition, un artiste mondialement connu m’a cherché partout pour me remettre une affiche dédicacée. Pendant son numéro, j’étais chargé de lui donner un accessoire essentiel. Je lui avais promis d’être là à ce moment précis. Cela a créé un véritable lien de confiance. »

Une passion intacte

Au fil des années, les missions ont évolué. Les bénévoles ne préparent plus les repas, n’assurent plus la sécurité ou les coulisses comme autrefois. « Le Covid a été un moment marquant, on ne savait pas dans quelles conditions le festival pourrait survivre. » Yannick regrette aussi une époque où artistes, bénévoles et organisateurs partageaient davantage de moments ensemble.

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« Aujourd’hui, c’est aussi une évolution du monde : les gens regardent davantage leur téléphone qu’ils ne discutent avec leur voisin. » Malgré tout, sa passion est restée intacte. « Ce qui est super quand on est bénévole, c’est qu’on peut être là de l’ouverture à la fermeture… et même après. »

Vingt-sept ans plus tard, Yannick Belfégas continue de poser sa semaine de congés. Avec le même enthousiasme qu’au premier jour.



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