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Pourquoi le disque vinyle fascine-t-il autant aujourd’hui ?
Le disque vinyle séduit toutes les générations, comme en témoigne le salon du disque de Tarbes. Gabriel, 26 ans, et Thomas, collectionneur passionné, illustrent ce retour en force.
Le disque vinyle, ce n’est pas qu’une affaire de vieux nostalgiques, bien au contraire ! Il y avait toutes les générations qui se bousculaient dimanche au 3e salon du disque de Tarbes à La Gespe.
À commencer par Gabriel, 26 ans, passionné de soul, de jazz et de funk. À l’heure où le « streaming » et la musique dématérialisée ont envahi les oreilles de la planète, « beaucoup de jeunes achètent du vinyle neuf parce que c’est à la mode », sans doute parce qu’il s’admire et se touche comme une « galette charnelle », autant qu’il s’écoute.
« Écouter ces artistes en vinyle, leur donne une saveur particulière »
Comme cette nouvelle génération qui consacre le retour en grâce du vinyle, Gabriel préfère le bon vieux microsillon pour écouter ses groupes ou ses musiciens de prédilection : Herbie Hancock, pianiste de jazz et de funk, « Vulpeck », Alan Parsons, etc.
« Écouter ces artistes avec une influence vintage en vinyle, leur donne une saveur particulière » estime le jeune homme qui est aussi « à la recherche de vinyles des groupes plus classiques et connus des années 80 et 90 » comme par exemple Queen et Pink Floyd.
Peu importe le support, pourvu qu’on ait l’ivresse
Vêtu de noir de pied en cap, à la couleur de ses cheveux bouclés, Thomas est un collectionneur de vinyles, « par centaines », mais aussi de cassettes audio. Sans cesse, il est « à la recherche de perles rares ».
D’ailleurs, ce musicien qui partage sa vie entre Paris et le piémont pyrénéen où il a trouvé l’amour, est un fidèle de la boutique du disquaire Jérôme Marie, à Tarbes. « Bien plus encore qu’un disquaire mais aussi et surtout un passionné de musique qui vous propose beaucoup plus qu’un support musical, comme par exemple des affiches ou des objets de collection » se réjouit-il.
Peu importe finalement le support, pourvu que le jeune homme ressente l’ivresse du punk français des années 80, des Bérurier Noir à Komintern Sect.
« Ce que j’aime dans le punk, c’est qu’il ne faut pas être un virtuose, comme par exemple dans le rock progressif. Même si on n’est pas un bon musicien, c’est l’intention et le sentiment qui comptent » raconte celui qui joue de la batterie dans deux groupes de punk reconnus : « Récidive » et « Autolyse ». De musicien à collectionneur ou vice-versa, la boucle de la passion est bouclée.