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Protoxyde d’azote interdit dans les Hautes-Pyrénées : des jeunes « dans un état second », 13 bouteilles saisies sur les berges de l’Adour, les forces de l’ordre verbalisent
Un mois après l’interdiction du protoxyde d’azote dans les Hautes-Pyrénées, les forces de l’ordre dressent un premier bilan des contrôles avec plusieurs saisies de bonbonnes et verbalisations de contrevenants. Dernière affaire en date, l’interpellation de deux jeunes majeurs en possession de 13 bouteilles de protoxyde d’azote. Les autorités rappellent que le produit, loin d’être une substance anodine, provoque des troubles neurologiques et des accidents de la route. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Les forces de l’ordre ont procédé aux premières verbalisations suite à l’interdiction par arrêté préfectoral du transport, de la vente et de la consommation de protoxyde d’azote.
Cette mesure, entrée en vigueur le 12 mai 2026, prohibe la consommation, la détention sans motif légitime, le transport de ce gaz ainsi que l’abandon de ses contenants dans l’espace public. Les forces de l’ordre, déployées sur la voie publique, ont mené plusieurs interventions ciblées qui ont abouti à des saisies significatives au cours des dernières semaines.
La direction départementale de la police nationale s’est illustrée lors de deux interventions marquantes à la fin du mois de mai. Les policiers ont d’abord saisi 5 bonbonnes de gaz hilarant le 30 mai 2026 vers 04h00 lors d’une rixe collective, ce qui a entraîné la rédaction de deux procès-verbaux. Dès le lendemain, le 31 mai 2026 vers 02h30, un autre individu a été verbalisé en possession d’une bouteille.
Dans la nuit du 6 au 7 juin, ce sont deux jeunes majeurs qui ont été interpéllés par les policers de la brigade anti-criminalité en possession de 13 bouteilles de protoxyde d’azote alors qu’ils circulaient les berges de l’Adour.
Dans un état second à cause du protoxyde d’azote
Les gendarmes ont également veillé à l’application de la réglementation dans d’autres localités. Dans la nuit du 27 mai 2026, la brigade de Lannemezan a ainsi mis fin à des troubles de voisinage causés par 7 jeunes adultes.
Ces derniers se trouvaient dans un état second consécutif à la consommation de protoxyde d’azote. Leurs bouteilles ont été confisquées et les contrevenants ont été verbalisés par les militaires.
Les autorités rappellent que cet arrêté protège la population, et notamment les plus jeunes, face aux risques sanitaires graves liés à cet usage détourné. Le produit, loin d’être une substance anodine, provoque des troubles neurologiques et des accidents de la route.
Face à la banalisation de cette pratique récréative, les contrôles policiers vont se poursuivre activement aux abords des lieux festifs et des points de rassemblement.