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Rugby (Nationale) : Jean-Pascal Barraque, un destin croisé en finales entre Tarbes, Nice et Narbonne
Passé par le centre de formation du Stado, avec qui il a remporté le titre en minimes contre Narbonne il y a vingt ans, le champion olympique de rugby à VII retrouve le même adversaire en finale de Nationale avec Nice. Un duel symbolique pour une accession en Pro D2.
Jean-Pascal jouera, ce week-end, avec Nice sa 14e finale toutes catégories confondues pour essayer de remporter un nouveau titre de champion de France et permettre ainsi aux Niçois d’accéder à la Pro D2.
Hasard de la vie, un clin d’œil comme seul le sport sait en faire, dimanche il sera opposé à l’équipe, le RC Narbonnais, contre laquelle il avait acquis son premier titre de champion de France avec les Minimes du Tarbes Pyrénées Rugby, il y a vingt ans jour pour jour ou presque. Comme quoi la vie réserve de drôles de surprises.
Depuis, il a évolué dans de nombreux clubs : après avoir commencé le rugby à cinq ans au RC Concarnois, il a ensuite évolué à Saint-Lys, Tarbes, le Stade Toulousain, Biarritz Olympique, le Stade Rochelais, l’Union Bordeaux-Bègles, l’ASM Clermont Auvergne, l’Union Sportive Arlequins Perpignanais et cette saison à Nissa Rugby. Il a un sacré palmarès ; en club d’abord, quand il porte le maillot du Stade Toulousain, il remporte le titre de champion de France cadets en 2007 et 2008.
En scolaire, il est titré avec son équipe du lycée Toulouse-Lautrec, en Taddeï avec la sélection Midi-Pyrénées en 2007 et 2008. En 2007, il connaît sa première sélection en équipe de France avec les moins de dix-sept ans contre l’Italie à Lyon lors du Tournoi des Six Nations.
En 2009, il devient champion d’Europe des moins de dix-huit ans avec l’équipe de France et une fois encore champion de France avec la sélection Midi-Pyrénées. En 2010, il signe un contrat espoir à Biarritz, il intègre Marcoussis et il obtient deux titres de champion de France espoirs. En 2012, il signe son premier contrat pro avec Biarritz et il gagne ensuite contre le Toulon de Wilkinson le Challenge européen. Puis il connaît sa première sélection en France 7 et en 2024, il devient champion du monde et champion olympique.
Triste pour le Stado
En tout cas, il a toujours faim de titres : « Je vais aborder cette finale avec la même envie et la même soif de vaincre que lorsque j’ai remporté avec Biarritz le Challenge européen, ce titre restera l’un de mes meilleurs souvenirs rugbystiques car c’est dans ce club que j’ai eu mon premier contrat pro. Ce sera aussi l’occasion de retrouver mon ami Naqalevu avec qui j’ai évolué à Bordeaux, Clermont et Perpignan. Je suis un peu déçu de n’être que remplaçant mais j’ai compris la décision de mes coachs qui, en faisant le choix d’aligner six avants et deux trois-quarts, avaient besoin sur le banc de quelqu’un capable d’occuper plusieurs postes. »
Un mot sur le Stado : « Bien sûr, un peu triste que ce club qui a beaucoup compté pour moi et qui fait partie du patrimoine français se retrouve dans cette situation. J’espère pour le bien du département qu’ils pourront repartir du bon pied et que, comme Auch, ils parviendront à revenir à un bon niveau. »
Enfin, en ce qui concerne sa participation aux phases finales du Super Challenge de France : « Je suis désolé mais je ne pourrai pas être présent car à cette date je disputerai un tournoi à 7 à Bordeaux. »